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Actualités - Chronologie

ART Le musée du Prado en quête de modernisation (PHOTO)

Le célèbre musée du Prado à Madrid cherche à se moderniser sous la conduite d’un nouveau directeur de 37 ans, Miguel Zugaza, nommé voici un mois et demi par le gouvernement espagnol. Situé au cœur de la capitale espagnole entre ses deux principaux concurrents, le musée d’art contemporain Reina Sofia qui abrite le Guernica de Picasso et la collection Thyssen-Bornemisza, achetée par l’Espagne et ouverte au public depuis 1992, le musée du Prado a retardé depuis vingt ans une modernisation rendue nécessaire par l’ampleur de sa collection, l’organisation de grandes expositions saisonnières et l’affluence de 1,8 million visiteurs par an. «C’est un moment décisif pour le Prado. Le musée n’a pas participé au processus de transformation des grands musées internationaux dans les années 80 et il doit maintenant affronter son nécessaire agrandissement et la modernisation de son organisation», a déclaré Miguel Zugaza lors d’une récente rencontre avec des journalistes. Même si le Prado «doit trouver son propre modèle», Miguel Zugaza ne cache pas sa fascination pour «la merveilleuse et exquise» National Gallery de Londres qui, pour le nombre d’œuvres exposées et le format, est comparable au Prado, comme la National Gallery de Washington. En tant qu’organisme autonome dépendant du ministère espagnol de l’Éducation et doté d’un budget de 25,24 millions d’euros, récemment augmenté de 25 %, le Prado «doit beaucoup améliorer sa capacité de gestion» selon son nouveau directeur, afin d’améliorer son cadre juridique, développer le parrainage et l’activité commerciale du musée. Prudent dans ses objectifs, M. Zugaza assure que l’un des premiers changements affectera le site Internet du musée, «qui doit changer radicalement». Ex-directeur du musée des Beaux-Arts de Bilbao, M. Zugaza a hérité de son prédécesseur Fernando Checa, démissionnaire en décembre pour des divergences de vue avec le président du patronage du musée, l’ex-ministre de la Défense Eduardo Serra, un projet d’aggrandissement en cours, avec l’annexion critiquée par les riverains du cloître de la cathédrale los Jeronimos, située juste derrière l’édifice Villanueva qui abrite le musée. Ce nouvel espace de 16 000 m2, conçu comme un cube de briques par l’architecte espagnol Rafael Moneo et qui devrait être achevé d’ici à la fin 2003, voire au début 2004, permettra notamment au Prado d’organiser de grandes expositions sans avoir à décrocher les tableaux de sa collection permanente. Des 15 000 œuvres du Prado, seul un millier environ sont actuellement exposées dans les pièces du musée, tandis que 3 000 sont prêtées en dépôt à d’autres musées ou galeries, selon M. Zugaza. Ce dernier rejette les rumeurs du «Prado occulte», selon lesquelles les sous-sols du musée renfermeraient des trésors jamais exposés. «C’est un mythe, le plus important est exposé», a-t-il assuré. Le musée du Prado a fini les préparatifs d’une grande exposition sur les relations artistiques entre l’Espagne et la Grande-Bretagne lors de la première moitié du XVIIe siècle. Elle sera inaugurée aujourd’hui jeudi par le prince Charles et le prince des Asturies Felipe de Bourbon, héritiers respectifs des couronnes britannique et espagnole. Cette exposition intitulée «La vente aux enchères du siècle», ouverte du 15 mars au 2 juin 2002, montre notamment comment la collection de Charles Ier d’Angleterre, l’une des plus importantes de l’époque, vendue aux enchères après son exécution à l’issue de la révolution de 1648, est venue enrichir les fonds de la collection du roi d’Espagne Philippe IV.
Le célèbre musée du Prado à Madrid cherche à se moderniser sous la conduite d’un nouveau directeur de 37 ans, Miguel Zugaza, nommé voici un mois et demi par le gouvernement espagnol. Situé au cœur de la capitale espagnole entre ses deux principaux concurrents, le musée d’art contemporain Reina Sofia qui abrite le Guernica de Picasso et la collection Thyssen-Bornemisza, achetée par l’Espagne et ouverte au public depuis 1992, le musée du Prado a retardé depuis vingt ans une modernisation rendue nécessaire par l’ampleur de sa collection, l’organisation de grandes expositions saisonnières et l’affluence de 1,8 million visiteurs par an. «C’est un moment décisif pour le Prado. Le musée n’a pas participé au processus de transformation des grands musées internationaux dans les années 80 et il doit maintenant...