Quelle est la femme qui, un jour ou l’autre, par défi ou par dépit n’a pas eu envie d’être une autre ? Disparaître pour réapparaître est un jeu pas dangereux qui réconcilie une femme avec ses défauts en lui ouvrant des horizons tout neufs. C’est là, bien entendu, un jeu. Un jeu, toutefois, qui réconcilie le sujet avec ses imperfections comme aussi avec des frustrations inavouables, l’ennui du quotidien et l’esclavage de sa propre image. Kathleen Klee, psychologue américaine, auteur d’un livre sur la relation du psychisme avec le maquillage et le grimage, conseille ce jeu, pour elle très révélateur... En voilà l’essentiel. «Juste un peu de fantaisie, conseille-t-elle, et une main juste un peu experte». Première étape : Oublier toutes les recettes, les philtres, les onguents, l’esprit nature, le mal, le bien... Faire impasse à l’esprit mutin, l’humeur morose, l’état d’âme sensible, la mémoire rancunière. Chercher des pinceaux plats, bords arrondis; un petit pour les détails, un plus grand pour le final et un autre en éventail pour estomper. – des fards secs, des crayons à bonne mine, de la poudre translucide. – un zeste de bonne humeur et l’intention très ferme d’épater son entourage. Le mélange des fonds de teint Étaler un peu de sa base habituelle sur le visage. Puis quelques noisettes de plusieurs fonds de teint fluides. Choisir des tons différents (deux roses, un beige par exemple) selon sa carnation. Unifier par tapotements afin de détendre la peau. Poudrer librement en commençant par les joues dans un mouvement arrondi, puis le nez et le tour du visage. Insister par petites pressions sur les recoins, l’interieur de l’œil, les ailes du nez. Choisir un œil, souligner au crayon la base des cils, estomper au pinceau. Appliquer un brun fumé ou cuivré dans les creux de la paupière, quelquefois pour donner la nuance adéquate. Une touche de blanc crème sous l’arcade étalée au doigt. Estomper. Foncer le creux et le coin de la paupière. Passer et repasser jusqu’à la perfection. Passer à l’autre œil. Puis c’est le tour des cils. Mascara et brossage. Les sourcils seront brossés. Du blush (un peu) pour un peu de bluff sur le haut des pommettes, un rose sourd et discret. Les lèvres dessinées au crayon seront d’un brillant nacré. Opération perruque Choisir une couleur très différente de la couleur de ses cheveux. Humidifier ses cheveux à la brillantine. Les lisser en arrière, natter au-dessus des oreilles jusqu’à la base du crâne cinq à six mini-tresses. Les rouler en macarons, les fixer sur le crâne solidement avec de petites épingles. Poser la perruque. L’ajuster. Un gel fixation ou quelques coups de ciseaux donneront des mèches rebelles. Ça y est, on est une autre. Le tour est joué... Attention au coup de minuit quand le charme sera rompu.
Quelle est la femme qui, un jour ou l’autre, par défi ou par dépit n’a pas eu envie d’être une autre ? Disparaître pour réapparaître est un jeu pas dangereux qui réconcilie une femme avec ses défauts en lui ouvrant des horizons tout neufs. C’est là, bien entendu, un jeu. Un jeu, toutefois, qui réconcilie le sujet avec ses imperfections comme aussi avec des frustrations inavouables, l’ennui du quotidien et l’esclavage de sa propre image. Kathleen Klee, psychologue américaine, auteur d’un livre sur la relation du psychisme avec le maquillage et le grimage, conseille ce jeu, pour elle très révélateur... En voilà l’essentiel. «Juste un peu de fantaisie, conseille-t-elle, et une main juste un peu experte». Première étape : Oublier toutes les recettes, les philtres, les onguents, l’esprit nature, le mal, le...
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