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Actualités - Reportage

NEW YORK Des photos pour surmonter le traumatisme du 11 septembre (PHOTOS)

Grands noms de la photographie et amateurs anonymes se côtoient depuis un moment sur les murs du Musée d’art moderne de New York (MoMA) pour illustrer leur amour de l’une des villes les plus photographiées au monde. Le département photo du MoMA a conçu «Life of the city» (La vie de la ville) comme un hommage à la ville blessée et comme une pierre apportée au processus de convalescence entamé par cette cité après les attentats du 11 septembre. L’idée d’utiliser la photographie pour témoigner du traumatisme et aider à le soigner est née en dehors du MoMA : dès le 28 septembre, des photographes professionnels et des bénévoles ont commencé à exposer, dans un local vide du quartier de Soho, des photos prises le 11 septembre et les jours suivants. Les clichés, tirés par des professionnels reconnus, des aspirants photographes comme la ville en compte tant ou de purs amateurs, ont été entrés dans une base de données digitales, baptisée «Here is New York». Imprimés à la demande, ils ont été vendus 25 dollars pièce et ont, à ce jour, permis de réunir plus d’un million de dollars en faveur des familles des victimes. Une sélection de ces photos est projetée sur un écran géant dans une salle de l’exposition. Le MoMA a ensuite sélectionné 156 clichés de la ville faits par 93 grands photographes, puisant dans son considérable fonds. «Vous ne pouvez écrire l’histoire de la photographie moderne sans les photos qui ont été prises à New York», où de nombreux photographes professionnels ont élu résidence, estime Peter Galassi, chef du département photo. Des photos de légende prises par Henri Cartier-Bresson, Elliott Erwitt, Robert Frank, Irving Penn ou Cindy Sherman racontent la fascination que la «Grosse Pomme» a toujours excercé sur les photographes, depuis l’invention de leur art. Le premier cliché date de 1905, avec une vue de la Cinquième avenue par Underwood and Underwood. Le plus récent de 2000 avec une œuvre de Philip-Lorca diCorcia. Pour dialoguer avec ces grands noms, auxquels sont consacrés les murs extérieurs de l’exposition, le MoMA a choisi M. Tout-le-Monde : épinglées aux quatre coins, sans cadres ni fioritures, il expose par roulements sur les parois extérieures toutes les photos que voudra bien apporter le public. Un seul critère : la scène doit avoir été prise à New York. «La démarche de l’amateur et celle du professionnel sont identiques : ils capturent quelque chose qui a de l’importance», souligne Peter Galassi. «Cette exposition tente d’aider à comprendre en quoi la photographie participe à la constitution d’une communauté humaine». Le 11 septembre est bien sûr omniprésent, avec par exemple cet homme aux cheveux blancs photographié, appareil en main, sur sa terrasse avec dans le lointain les deux tours en flammes. Mais ce sont aussi des scènes de rues, les vues de Central Park, des portraits, des photos comme il en existe tant dans les albums-souvenirs des touristes du monde entier. Il suffit de présenter à l’accueil du musée avant le 17 mai (l’exposition ferme le 21) un tirage couleur pour avoir l’assurance qu’il sera exposé, ne serait-ce qu’un jour. «Nous sommes prêts à modifier l’affichage chaque jour s’il le faut», précise Peter Galassi. «Je suis arrivé dans cette ville il y a 28 ans et, comme de nombreux New-Yorkais, je ne pourrais imaginer la quitter», conclut-il. «Cette exposition montre pourquoi». Pour ceux qui n’iront pas à NY http://www.hereisnewyork.org Une adresse web utile pour ceux qui n’iront pas à New York, au MoMa, admirer ces moments de patriotisme immortalisés sur papier glacé. Vous pourrez également visiter le site du Museum of Modern Art en question pour avoir plus de détails sur les exposants.
Grands noms de la photographie et amateurs anonymes se côtoient depuis un moment sur les murs du Musée d’art moderne de New York (MoMA) pour illustrer leur amour de l’une des villes les plus photographiées au monde. Le département photo du MoMA a conçu «Life of the city» (La vie de la ville) comme un hommage à la ville blessée et comme une pierre apportée au processus de convalescence entamé par cette cité après les attentats du 11 septembre. L’idée d’utiliser la photographie pour témoigner du traumatisme et aider à le soigner est née en dehors du MoMA : dès le 28 septembre, des photographes professionnels et des bénévoles ont commencé à exposer, dans un local vide du quartier de Soho, des photos prises le 11 septembre et les jours suivants. Les clichés, tirés par des professionnels reconnus, des...