Concertations entre Assad et Abdallah II avant le sommet arabe(PHOTO)
le 12 mars 2002 à 00h00
Le président syrien Bachar el-Assad et le roi Abdallah II de Jordanie ont eu des entretiens lundi à Damas (notre téléphoto Reuters) pour coordonner leurs positions en vue de la réussite du sommet arabe fin mars à Beyrouth. Les deux dirigeants ont discuté de «l’ordre du jour du sommet et des contacts interarabes en prévision de ce sommet», a indiqué l’agence officielle syrienne Sana. Ils sont d’accord pour que «les résolutions du sommet renforcent la solidarité arabe et préservent les droits et la dignité de la nation arabe», selon l’agence, qui a annoncé le départ de Damas du monarque jordanien. De source officielle à Amman, on avait indiqué que «la préparation du sommet arabe à la lumière de la poursuite des agressions israéliennes contre le peuple palestinien et de l’initiative saoudienne pour le règlement du conflit israélo-arabe» serait abordée par les deux dirigeants. Le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh a affirmé dans des déclarations publiées lundi matin par la presse que «le plus important est de faire réussir le sommet de Beyrouth qui doit défendre les droits arabes». La Syrie, d’après M. Chareh, n’a exprimé son soutien à une initiative de paix saoudienne, qui sera présentée au sommet de Beyrouth les 27 et 28 mars, «qu’après s’être assurée qu’elle prévoyait le retrait israélien de tous les territoires arabes occupés (en 1967) et le droit au retour des réfugiés palestiniens». Ceux-ci sont disséminés dans plusieurs pays arabes dont la Syrie, le Liban et la Jordanie, depuis la création de l’État d’Israël en 1948. La Syrie, dont le plateau du Golan est occupé par Israël depuis 1967, a multiplié les contacts pour une position arabe ferme à l’égard de l’État hébreu, M. Assad s’étant rendu au Liban puis en Arabie saoudite, après le lancement le 17 février de la proposition saoudienne. M. Assad et son hôte ont évoqué aussi la situation en Irak et les risques d’une frappe américaine contre ce pays, selon un diplomate à Damas. Le roi de Jordanie a averti dimanche contre les conséquences «catastrophiques» qu’entraînerait une telle frappe en recevant à Amman un émissaire du président irakien Saddam Hussein, Ezzat Ibrahim, qui s’est rendu lundi en Syrie. Damas ne cesse de plaider pour l’intensification de l’intifada «face à la guerre d’extermination» des Palestiniens livrée par le gouvernement israélien. «Cette guerre barbare doit avoir convaincu les Arabes que leur sécurité est menacée et qu’ils doivent adopter des positions fermes pour récupérer leurs droits conformément aux résolutions de l’Onu» sur le conflit israélo-arabe, a affirmé un éditorial d’al Baas, le journal du parti au pouvoir.
Le président syrien Bachar el-Assad et le roi Abdallah II de Jordanie ont eu des entretiens lundi à Damas (notre téléphoto Reuters) pour coordonner leurs positions en vue de la réussite du sommet arabe fin mars à Beyrouth. Les deux dirigeants ont discuté de «l’ordre du jour du sommet et des contacts interarabes en prévision de ce sommet», a indiqué l’agence officielle syrienne Sana. Ils sont d’accord pour que «les résolutions du sommet renforcent la solidarité arabe et préservent les droits et la dignité de la nation arabe», selon l’agence, qui a annoncé le départ de Damas du monarque jordanien. De source officielle à Amman, on avait indiqué que «la préparation du sommet arabe à la lumière de la poursuite des agressions israéliennes contre le peuple palestinien et de l’initiative saoudienne pour le...
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