RÉFÉRENDUM Les Irlandais votent sur un durcissement de la loi antiavortement
le 07 mars 2002 à 00h00
Près de trois millions d’électeurs irlandais ont été appelés hier à se prononcer par référendum sur un projet de loi visant à renforcer la législation sur l’avortement, déjà l’une des plus restrictives d’Europe. Le dernier sondage, publié la semaine dernière par le quotidien Irish Times, donnait une courte avance de quatre points aux partisans du «oui» au durcissement de la loi (35 % contre 31 % pour le «non»). Mais il révélait surtout que malgré des campagnes d’informations menées tambour battant par les deux camps, le nombre d’indécis (23 %) et d’abstentionnistes (11 %) n’a cessé de croître. Aucun expert ne s’avançait donc au moindre pronostic, d’autant que l’exemple du dernier référendum en date en Irlande, celui portant sur le traité de Nice en juin dernier, avait fait mentir tous les sondages. Alors que ces derniers prédisaient une victoire du «oui», les Irlandais avaient rejeté le traité par 54 % des voix, à la surprise générale. Autre inconnue du scrutin : le taux de participation. Lors du référendum sur le traité de Nice, il n’avait pas dépassé 35 %. La météo prévoit un temps d’averses et de bourrasques sur l’ensemble du pays, peu favorable à des records de participation. Les Irlandais sont appelés à se prononcer sur un projet de loi complexe qui prévoit principalement d’étendre l’interdiction de l’avortement aux femmes menaçant de se suicider. Le texte présenté par le Premier ministre Bertie Ahern, à la tête d’une coalition de centre-droit, prévoit également de sanctionner d’une peine de prison de 12 ans toute personne ayant pratiqué un avortement illégal. Le projet de loi redéfinit la notion de «vie à naître», qui part désormais de l’implantation de l’œuf et non plus de la fécondation, ce qui autorise la fécondation artificielle. Il réaffirme par ailleurs le droit des femmes à pouvoir aller avorter à l’étranger, ce que quelque 7 000 d’entre elles font chaque année, principalement vers la Grande-Bretagne. Si ce texte est adopté mercredi, il devra ensuite être approuvé par le Parlement dans les 180 jours avant d’être inscrit dans la constitution irlandaise. Seul un autre référendum permettra alors de modifier la nouvelle législation.
Près de trois millions d’électeurs irlandais ont été appelés hier à se prononcer par référendum sur un projet de loi visant à renforcer la législation sur l’avortement, déjà l’une des plus restrictives d’Europe. Le dernier sondage, publié la semaine dernière par le quotidien Irish Times, donnait une courte avance de quatre points aux partisans du «oui» au durcissement de la loi (35 % contre 31 % pour le «non»). Mais il révélait surtout que malgré des campagnes d’informations menées tambour battant par les deux camps, le nombre d’indécis (23 %) et d’abstentionnistes (11 %) n’a cessé de croître. Aucun expert ne s’avançait donc au moindre pronostic, d’autant que l’exemple du dernier référendum en date en Irlande, celui portant sur le traité de Nice en juin dernier, avait fait mentir tous...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.