Le français se fraie un chemin dans les territoires
le 04 mars 2002 à 00h00
Loin de pouvoir rivaliser avec l’anglais qui est la langue étrangère la plus utilisée dans les territoires palestiniens, le français se fraie un chemin grâce à un programme de soutien du gouvernement français. Au total, 11 743 jeunes Palestiniens prennent des cours de français dans des établissement publics et privés en Cisjordanie et à Gaza, selon le consulat de France. «À Gaza, le programme gouvernemental français lancé en 1995 concerne environ 1 600 enfants et adolescents palestiniens répartis en trois écoles, trois collèges et trois lycées», explique David Torres, coordinateur pédagogique des écoles publiques où l’on étudie la langue de Molière. La France fournit un effort financier d’environ un million d’euros par an pour soutenir l’enseignement du français dans les territoires palestiniens. «Notre programme est censé s’achever à la fin de 2003, lorsque l’enseignement du français sera en principe géré en totalité par le ministère palestinien de l’Éducation», précise M. Torres. Le français n’est pas une matière d’examen au baccalauréat palestinien, mais le niveau de langue est sanctionné par une épreuve difficile, le DELF (diplôme d’études en langue française), souligne le responsable français. «J’adore cette langue. J’ai commencé à l’apprendre il y a un an au Centre culturel français de Gaza», dit en français Saïd avec un joli accent. «Pour vous dire la vérité, je rêve de pouvoir me rendre un jour en France», explique timidement ce jeune graphiste qui dit regarder souvent les émissions de la chaîne francophone TV5, captée par satellite. L’enseignement du français à Gaza constitue une longue tradition à Gaza. Il remonte à la période où la bande de Gaza était sous administration égyptienne, avant la guerre des Six-Jours, en 1967, qui s’est achevée par l’occupation israélienne. Puis, entre 1967 et 1995, l’apprentissage de cette langue a totalement disparu des écoles palestiniennes. Difficile à évaluer, le pourcentage de francophones parmi le million de personnes vivant dans la bande de Gaza semble toutefois important. Dans les rues de Gaza, il n’est pas rare de rencontrer un chauffeur de taxi ou un commerçant qui peut renseigner en français les visiteurs. Le noyau dur de francophones est formé de Palestiniens qui s’étaient réfugiés dans des pays d’Afrique du Nord comme l’Algérie, la Tunisie et le Maroc avant de regagner la bande de Gaza.
Loin de pouvoir rivaliser avec l’anglais qui est la langue étrangère la plus utilisée dans les territoires palestiniens, le français se fraie un chemin grâce à un programme de soutien du gouvernement français. Au total, 11 743 jeunes Palestiniens prennent des cours de français dans des établissement publics et privés en Cisjordanie et à Gaza, selon le consulat de France. «À Gaza, le programme gouvernemental français lancé en 1995 concerne environ 1 600 enfants et adolescents palestiniens répartis en trois écoles, trois collèges et trois lycées», explique David Torres, coordinateur pédagogique des écoles publiques où l’on étudie la langue de Molière. La France fournit un effort financier d’environ un million d’euros par an pour soutenir l’enseignement du français dans les territoires palestiniens....
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