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Actualités - Chronologie

Madagascar Week-end crucial de négociations entre pouvoir et opposition

Des représentants du pouvoir et de l’opposition à Madagascar sont engagés jusqu’à dimanche dans des négociations cruciales pour tenter de résoudre la crise politique après près de trois semaines de grève générale et de manifestations géantes. Ce groupe de travail, créé lors d’une rencontre entre les deux candidats, a jusqu’à dimanche soir pour définir les modalités pratiques d’une sortie de crise. Les résultats officiels du premier tour, disputé le 16 décembre, prévoient un second tour entre MM. Ravalomanana et Ratsiraka. L’opposant, qui accuse le camp présidentiel de fraudes pendant le premier tour, a posé une série de conditions à une éventuelle participation au second tour. Les deux camps sont d’accord sur le principe d’un report de ce second tour, prévu le 24 février, a indiqué une source proche des négociations. En revanche, les discussions achoppent sur la durée de ce report. Le camp présidentiel souhaite un report d’un mois, jugé insuffisant par l’opposition mais aussi par la communauté internationale, qui s’est engagée à garantir la transparence et la fiabilité du scrutin, a précisé cette source. Autre difficulté, la comparaison des procès-verbaux établis lors du premier tour dans chaque bureau par les représentants de l’Administration et par les délégués de l’opposition. Aucun accord n’avait pu être trouvé vendredi au sujet de cette revendication de M. Ravalomanana, qui pense qu’elle pourra faire la preuve des fraudes présumées, a ajouté cette source, qui a requis l’anonymat. Avant de reprendre leurs travaux communs, les cinq délégués de chaque camp ont tenu des consultations avec leurs chefs, et la réunion a débuté avec une heure et demie de retard, a constaté un journaliste de l’AFP. Des conseillers de M. Ravalomanana extérieurs à la délégation affirment que les travaux sont entravés par la présence, au sein du groupe pro-Ratsiraka, d’hommes «qui détestent l’opposant». Dans un discours enflammé à un demi-million de ses partisans, place du 13 Mai, au centre de la capitale, l’opposant a implicitement menacé de lancer de nouvelles actions pacifiques la semaine prochaine en cas d’échec des négociations. «À partir de lundi, nous saurons ce que nous avons à faire, je vous le dirai. Vous, Malgaches, vous ne bougerez pas si je ne vous en donne pas l’ordre», a-t-il déclaré. «Nous voulons redire à tous les représentants diplomatiques et à la communauté internationale que nous ne voulons pas d’insurrection. Nous voulons simplement vérifier si nous avons vaincu au premier tour», a-t-il poursuivi.
Des représentants du pouvoir et de l’opposition à Madagascar sont engagés jusqu’à dimanche dans des négociations cruciales pour tenter de résoudre la crise politique après près de trois semaines de grève générale et de manifestations géantes. Ce groupe de travail, créé lors d’une rencontre entre les deux candidats, a jusqu’à dimanche soir pour définir les modalités pratiques d’une sortie de crise. Les résultats officiels du premier tour, disputé le 16 décembre, prévoient un second tour entre MM. Ravalomanana et Ratsiraka. L’opposant, qui accuse le camp présidentiel de fraudes pendant le premier tour, a posé une série de conditions à une éventuelle participation au second tour. Les deux camps sont d’accord sur le principe d’un report de ce second tour, prévu le 24 février, a indiqué une source...