Scandale Enron : vers une réforme radicale du financement des partis
le 15 février 2002 à 00h00
La Chambre des représentants a voté hier, avec 240 voix contre 189, une réforme radicale du financement politique aux États-Unis, passant outre les efforts des dirigeants républicains pour faire échouer ce projet remis à l’ordre du jour dans le sillage du scandale Enron. La réforme vise à augmenter le plafond des contributions financières directes («hard money») faites à titre individuel aux candidats et à bannir les dons indirects («soft money») recueillis par les partis politiques sur le plan national auprès des entreprises, syndicats et individus. Ces dons, illimités et non contrôlés, ne pouvaient être utilisés pour tel ou tel candidat mais étaient, dans les faits, détournés à cette fin. Une réforme du financement des campagnes avait déjà été approuvée l’année dernière par le Sénat, mais elle avait été bloquée à la Chambre à cause de l’opposition des dirigeants républicains. Malgré le vote similaire de la Chambre haute l’année dernière, le texte approuvé jeudi doit maintenant être étudié par une commission conjointe des deux Chambres du Congrès, avant un nouveau vote au Sénat. Démocrates et républicains ont recueilli lors des élections 2000 près de 490 millions de dollars en «soft money», des sommes records. Le texte voté plafonne les donations aux partis politiques à 10 000 dollars. Les dons individuels en faveur des candidats au Sénat et à la Maison-Blanche ont été limités à 2 000 dollars et ceux destinés aux candidats à la Chambre à 1 000 dollars. Par ailleurs, le texte de loi impose de sérieuses restrictions aux publicités politiques. «C’est une nuit historique. Rarement avons-nous l’occasion de voter sur un tel changement historique important», s’était félicité le démocrate Steny Hoyer juste avant le vote. «La loi est truffée de problèmes constitutionnels», avait rétorqué le républicain Tom Reynolds. Ce vote survient à neuf mois des élections législatives, en novembre, au beau milieu d’enquêtes menées au Congrès sur la débâcle du géant de l’énergie Enron, qui a littéralement arrosé les hommes politiques américains.
La Chambre des représentants a voté hier, avec 240 voix contre 189, une réforme radicale du financement politique aux États-Unis, passant outre les efforts des dirigeants républicains pour faire échouer ce projet remis à l’ordre du jour dans le sillage du scandale Enron. La réforme vise à augmenter le plafond des contributions financières directes («hard money») faites à titre individuel aux candidats et à bannir les dons indirects («soft money») recueillis par les partis politiques sur le plan national auprès des entreprises, syndicats et individus. Ces dons, illimités et non contrôlés, ne pouvaient être utilisés pour tel ou tel candidat mais étaient, dans les faits, détournés à cette fin. Une réforme du financement des campagnes avait déjà été approuvée l’année dernière par le Sénat, mais elle...
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