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Actualités - Reportage

La haute couture : source intarissable de revenus(photo)

Le chiffre d’affaires de la haute couture s’élève en moyenne par maison et chaque année à 30,5 millions d’euros mais ses activités annexes, prêt-à-porter et accessoires, génèrent environ 760 millions d’euros de recettes sans compter les bénéfices intemporels en termes d’image. La haute couture seule, qui compte actuellement douze maisons, représente 4 % du secteur, le prêt-à-porter féminin 39 %, le prêt-à-porter masculin 14 % et les accessoires 43 %, selon des données, ne prenant pas en compte les parfums, fournies à l’AFP par le secrétariat d’État à l’Industrie. À titre d’exemple, le chiffre d’affaires (CA) de Christian Dior couture seul (haute couture, prêt-à-porter et accessoires) était de 296 M EUR en 2000, le CA haute couture représentant environ 3 %, soit 9 millions d’euros. Celui du secteur mode et maroquinerie de LVMH (Givenchy, Lacroix, Louis Vuitton, Kenzo, Céline, etc.), filiale du groupe Christian Dior, se montait à 3,2 milliards d’euros en 2000. Les autres maisons n’étant pas cotées en Bourse, comme Chanel par exemple, leurs CA et leurs résultats sont généralement cachés. Chez Yves Saint-Laurent haute couture, dont la fermeture est programmée après l’annonce du départ du couturier, les ventes sont estimées autour de 5 millions d’euros, pour le double de pertes. «L’activité haute couture n’est pas forcément déficitaire et quand bien même, si elle l’est, l’important est que la marque ne le soit pas, grâce au prêt-à-porter, aux sacs, aux lunettes et aux parfums», dit-on avenue Montaigne à Paris, où se concentrent les plus belles vitrines du luxe. «La perte d’argent dans le secteur haute couture est un chiffre ridicule par rapport à l’image d’une griffe et aux retombées médiatiques d’un grand défilé avec la présence de stars internationales, dit-on, car plus que de la communication, c’est de l’image prestige. C’est presque un investissement décennal». La haute couture a attiré cette saison, selon les chiffres de la chambre syndicale, plus de 1100 journalistes dont près de 300 photographes et cameramen en provenance de 46 pays, assurant aux griffes grâce à leurs reportages une publicité gratuite. Balmain estime par exemple ces retombées «à plus de 13 millions d’euros» à chaque saison. Le coût moyen d’un défilé se situe entre 75 et 90 millions d’euros mais peut atteindre le double facilement pour les «très grands». Tout cela pour des vêtements dont les prix de départ peuvent se situer entre 15250 et 45750 euros. «Après il n’y a pas de limites», dit-on dans une maison où les commandes de modèles à plus de 230000 euros «ne sont pas rares». D’une maison à l’autre, le nombre de pièces (vestes, pantalons, robes) vendues varie: de moins de 100 à 300, voire 500. Les clientes qui peuvent s’offrir ces modèles sont elles entre 200 et 2000, selon les sources, principalement à l’étranger, aux États-Unis et au Moyen-Orient.
Le chiffre d’affaires de la haute couture s’élève en moyenne par maison et chaque année à 30,5 millions d’euros mais ses activités annexes, prêt-à-porter et accessoires, génèrent environ 760 millions d’euros de recettes sans compter les bénéfices intemporels en termes d’image. La haute couture seule, qui compte actuellement douze maisons, représente 4 % du secteur, le prêt-à-porter féminin 39 %, le prêt-à-porter masculin 14 % et les accessoires 43 %, selon des données, ne prenant pas en compte les parfums, fournies à l’AFP par le secrétariat d’État à l’Industrie. À titre d’exemple, le chiffre d’affaires (CA) de Christian Dior couture seul (haute couture, prêt-à-porter et accessoires) était de 296 M EUR en 2000, le CA haute couture représentant environ 3 %, soit 9 millions d’euros. Celui du...