Thierry Henry (Arsenal) et David Trezeguet (Juventus Turin), les deux attaquants de luxe de Roger Lemerre pour le match amical de ce soir contre la Roumanie, totalement épanouis dans le même registre au sein de leur club, rêvent de retrouver au plus haut niveau la complicité qui faisait leur force à l’époque de l’équipe de France espoirs. Ces deux surdoués de vingt ans, évoluant alors tous deux à Monaco, ont éclaté au grand jour lors du Mondial 98, faisant notamment preuve d’un étonnant sang-froid au moment des tirs au but, en quarts de finale contre l’Italie. Deux ans après, ils remportaient également l’Euro, grâce à un inoubliable but en or de Trezeguet, entré à un quart d’heure de la fin du temps réglementaire lors de la finale contre l’Italie. Seule ombre relative au tableau, dans le schéma du sélectionneur Roger Lemerre, favorable à un seul attaquant de pointe, Henry (32 sélections, 11 buts) est le plus souvent titulaire. Cet état de fait agace parfois Trezeguet (33 sélections, 17 buts), dont le but providentiel contre l’Italie, loin de l’avantager dans sa progression en équipe de France, l’a peut-être desservi en renforçant son image de buteur de deuxième mi-temps : «Thierry et moi, nous avons tout pour être associés et former un bon duo. J’ai pu faire mon trou à la Juventus, l’un des plus grands clubs du monde. Pourquoi pas en équipe de France ?» Pièces maîtresses en club Souvent barré par Filippo Inzaghi jusqu’à la fin de la saison passée, Trezeguet est devenu cette saison une des pièces essentielles de la Juventus, grâce à sa complicité avec Alessandro Del Piero, et est actuellement troisième meilleur buteur de la Série A avec 14 réalisations. De son côté, depuis son repositionnement dans l’axe par Arsène Wenger, Henry cartonne en Angleterre. Il est en tête du classement des buteurs (18), à égalité avec Jimmy-Floyd Hasselbaink (Chelsea) et Ruud Van Nistelrooy (Manchester United), et régale les supporteurs d’Highbury de ses courses rapides et de ses appels en profondeur. Son séjour à Arsenal, où il est arrivé il y a trois ans, lui a ainsi permis d’étoffer son jeu. «En ce moment, c’est vrai que je marque un peu moins, mais je travaille plus pour l’équipe. Je suis un peu moins souvent dans la surface et à la finition, j’essaie d’être plus créatif. Même si l’instinct de l’attaquant m’incite souvent à tenter ma chance face au gardien». Quant à la possibilité de (re)glisser sur le côté pour faire de la place à un autre avant-centre, Henry constate uniquement : «J’aime mieux jouer avant-centre. C’est mon poste. Depuis que j’occupe cette place, ma carrière a pris une autre dimension». D’ici au Mondial, lui et Trezeguet auront de nombreuses occasions de nourrir la réflexion de Roger Lemerre. Arsenal et la Juventus, dans le même groupe au deuxième tour de la Ligue des champions, sont toujours en lice en Coupe d’Angleterre et d’Italie, et peuvent espérer remporter leur championnat. «C’est au sélectionneur de faire ses choix», conclut Henry qui ne veut surtout pas polémiquer.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Thierry Henry (Arsenal) et David Trezeguet (Juventus Turin), les deux attaquants de luxe de Roger Lemerre pour le match amical de ce soir contre la Roumanie, totalement épanouis dans le même registre au sein de leur club, rêvent de retrouver au plus haut niveau la complicité qui faisait leur force à l’époque de l’équipe de France espoirs. Ces deux surdoués de vingt ans, évoluant alors tous deux à Monaco, ont éclaté au grand jour lors du Mondial 98, faisant notamment preuve d’un étonnant sang-froid au moment des tirs au but, en quarts de finale contre l’Italie. Deux ans après, ils remportaient également l’Euro, grâce à un inoubliable but en or de Trezeguet, entré à un quart d’heure de la fin du temps réglementaire lors de la finale contre l’Italie. Seule ombre relative au tableau, dans le schéma du...