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Patinage artistique : les ours russes ont la peau dure

Les patineurs nord-américains convoitent tous la médaille d’or olympique du concours individuel messieurs de patinage artistique à Salt Lake City vendant peut-être un peu tôt la peau de l’ours tricéphale russe, qui devrait virer en tête à l’issue du programme court, mardi. Si les figures imposées ont été supprimées, il n’en reste pas moins que le programme court vise à établir une hiérarchie sur des bases essentiellement techniques. À ce jeu, personne n’égale le champion du monde Evgueni Plushenko, 19 ans, Alexeï Yagudin, 21 ans, et Alexander Abt, 26 ans, tous sauteurs nés qui enchaînent les quadruples sauts, les «quads» tant redoutés de la concurrence. Aussi les prétentions des Américains Todd Eldredge, Michael Weiss et Timothy Goebel, ou encore du Canadien Elvis Stojko semblent-elles bien aventureuses. Tous quatre ont, samedi, à Salt Lake City, considéré que les Russes n’étaient pas des ogres, chacun estimant avoir sa recette pour se hisser sur la plus haute marche du podium olympique. «Avec ou sans quad, c’est sans importance pour moi. En fait, tout se joue sur les enchaînements, sur l’expérience», a affirmé Eldredge, 31 ans. Mais tout au long de ses dix ans de carrière, il n’en a jamais passé un seul en compétition officielle, ce qui se ressent dans ses résultats (4e des Jeux de Nagano, 2e des Mondiaux-98 de Minneapolis et 3e de ceux de 2001, à Vancouver). «Je n’ai pas de pression particulière face à eux, ni même Elvis (Stojko)», a, quant à lui, lancé Weiss, 26 ans, dont les meilleurs résultats sont une 3e place aux championnats du monde 1999 et 2000, à Helsinki et Nice. Il aurait tenté un quintuple axel lors du programme libre de Nagano, achevé sur le postérieur après n’avoir effectué que trois rotations. Plus discret demeure Goebel, 22 ans, 4e à Vancouver derrière Eldredge et qui, lui, passait des quads à l’entraînement dès l’âge de 15 ans. Des problèmes articulaires ont depuis réfréné ses ardeurs. Stojko, le premier à accomplir, en 1991, aux championnats du monde de Munich, une combinaison quadruple-double boucle piquée avant d’introduire un quadruple-triple, six ans plus tard, a lui aussi été confronté à de nombreux problèmes cartilagineux et tendineux. «Personne n’est invincible», dit-il, sachant que, malgré son septième titre national ponctué par un «quad» avorté, il a très peu de chance d’égaler ses meilleures performances olympiqes (2e en 1994, à Lillehammer, et en 1998, à Nagano). D’autant qu’outre les Russes, les Nord-Américains devront également compter avec les qualités bondissantes des Chinois Li Yunfei, 23 ans, Li Chengjiang, 23 ans, et Zhang Min, 26 ans, respectivement 6e, 7e et 15e à Vancouver. Tous «quadent» allègrement, tout comme les Français Frédéric Dambier, 25 ans, et Brian Joubert, 17 ans, respectivement 3e et 5e des championnats d’Europe 2002, à Lausanne.
Les patineurs nord-américains convoitent tous la médaille d’or olympique du concours individuel messieurs de patinage artistique à Salt Lake City vendant peut-être un peu tôt la peau de l’ours tricéphale russe, qui devrait virer en tête à l’issue du programme court, mardi. Si les figures imposées ont été supprimées, il n’en reste pas moins que le programme court vise à établir une hiérarchie sur des bases essentiellement techniques. À ce jeu, personne n’égale le champion du monde Evgueni Plushenko, 19 ans, Alexeï Yagudin, 21 ans, et Alexander Abt, 26 ans, tous sauteurs nés qui enchaînent les quadruples sauts, les «quads» tant redoutés de la concurrence. Aussi les prétentions des Américains Todd Eldredge, Michael Weiss et Timothy Goebel, ou encore du Canadien Elvis Stojko semblent-elles bien...