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Actualités - Chronologie

Le Japon promet des réformes

Les représentants du Japon ont eu beau promettre des réformes, leurs partenaires du club des pays les plus puissants de la planète sont restés dubitatifs. Avec ses banques qui accumulent les créances douteuses, un déficit budgétaire qui se creuse et des prix qui chutent, le Japon, deuxième puissance économique, inquiète ses partenaires qui redoutent une contagion risquant de compromettre l’encore fragile reprise. Ses six acolytes l’attendaient au tournant et, en venant dans la capitale canadienne, le ministre des Finances japonais, Masajuro Shiokawa, savait qu’il lui faudrait convaincre que son pays est cette fois-ci pour de bon sur la voie des réformes. La tâche fut rude et l’ambiance peu conviviale, si l’on en croit le secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill qui a expliqué que l’exercice s’était borné à la présentation par M. Shiokawa et le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayamila, de leurs projets de changements. L’exposé n’a été suivi d’aucune question de la part des autres ministres, a précisé M. O’Neill. Le Japon devrait enregistrer une croissance nulle cette année et de 1 % en 2003, a ensuite indiqué à la presse M. Shiokawa, à l’issue de la rencontre. Aux États-Unis qui ont accusé Tokyo de laisser filer le yen pour doper leurs exportations, il a simplement répondu que les taux de change sont déterminés par les marchés. Pendant ce temps, ses partenaires laissaient transparaître un certain scepticisme sur les capacités de Tokyo à réaliser enfin les réformes déjà tant de fois promises. Les Japonais «nous ont montré dans le détail exactement où ils voyaient leur économie et quelles mesures ils allaient prendre», a dit sans commentaire le ministre canadien des Finances Paul Martin, hôte du sommet. Son collègue américain s’est montré beaucoup plus dubitatif : «Les pays du G7 ont fait largement part dans le passé de ce qu’ils pensaient du Japon et des responsabilités des autorités japonaises à régler les problèmes économiques de ce pays», a lancé M. O’Neill. «Je pense que les gens ont dit ce qu’ils devaient dire et peut-être... qu’il n’y a pas de nouvelles idées», a-t-il ajouté, jugeant qu’il «n’y a peut-être rien d’autre à dire». La situation «est entre les seules mains des Japonais», a-t-il lâché. La veille, un haut responsable français, sous le couvert de l’anonymat, avait des mots plus durs : «Je suis persuadé de la bonne volonté du nouveau gouvernement japonais pour mettre en œuvre ces réformes, mais visiblement ce n’est pas possible», a-t-il assené.
Les représentants du Japon ont eu beau promettre des réformes, leurs partenaires du club des pays les plus puissants de la planète sont restés dubitatifs. Avec ses banques qui accumulent les créances douteuses, un déficit budgétaire qui se creuse et des prix qui chutent, le Japon, deuxième puissance économique, inquiète ses partenaires qui redoutent une contagion risquant de compromettre l’encore fragile reprise. Ses six acolytes l’attendaient au tournant et, en venant dans la capitale canadienne, le ministre des Finances japonais, Masajuro Shiokawa, savait qu’il lui faudrait convaincre que son pays est cette fois-ci pour de bon sur la voie des réformes. La tâche fut rude et l’ambiance peu conviviale, si l’on en croit le secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill qui a expliqué que l’exercice s’était...