À Beyrouth, le marché libanais des changes n’a pas pu se soustraire encore cette semaine aux influences déprimantes en provenance des inquiétudes suscitées par les débats budgétaires de la semaine dernière qui n’ont guère été rassurants sur l’avenir économique et financier du pays. Ce sentiment n’a pu être inversé par le vote à une majorité très confortable de la loi de finances de l’exercice 2002, non plus par les promesses réitérées du gouvernement de redresser les finances publiques après l’introduction de la TVA et l’application de plusieurs projets de privatisation cette année. Il en est de même de la réaffirmation du chef du gouvernement de son attachement à la politique de stabilité monétaire et de son refus de toute dévaluation de la livre libanaise qui est passée inaperçue sur le marché. En effet, les quelques pressions qui s’étaient exercées sur la monnaie nationale auparavant continuaient à se faire sentir cette semaine sans pour autant prendre de l’ampleur. À cela aurait surtout contribué le taux très élevé de «dollarisation» des dépôts bancaires (75 %), réduisant sensiblement le potentiel de demande en devises en dehors des besoins commerciaux très courants des opérateurs. En outre, les craintes d’une relance de l’inflation dans le pays après l’introduction de la TVA et les irrégularités qui ont accompagné son application ont eu un impact négatif sur l’offre du billet vert à des fins de placements en livre libanaise sous le rapport de la rentabilité. En effet, l’équilibre entre l’offre et la demande du dollar en dehors de la Banque du Liban (BDL) ne tardait pas à être souvent rompu, contraignant celle-ci à puiser parfois de ses réserves de change pour le rétablir au haut de sa fourchette d’intervention maintenue toujours entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Cela étant, le dollar, qui a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux ans et cinq mois, devait être effectivement négocié dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL. Mais en raison de la contraction du mouvement de l’offre et de la demande en cette monnaie, le volume des échanges n’aurait pas dépassé sur la semaine trente millions de dollars, dont une partie a été placée à l’achat et à la vente par les établissements de crédit à 1 514,00 LL et l’autre partie à la vente par la BDL à ce même taux. E.K.
À Beyrouth, le marché libanais des changes n’a pas pu se soustraire encore cette semaine aux influences déprimantes en provenance des inquiétudes suscitées par les débats budgétaires de la semaine dernière qui n’ont guère été rassurants sur l’avenir économique et financier du pays. Ce sentiment n’a pu être inversé par le vote à une majorité très confortable de la loi de finances de l’exercice 2002, non plus par les promesses réitérées du gouvernement de redresser les finances publiques après l’introduction de la TVA et l’application de plusieurs projets de privatisation cette année. Il en est de même de la réaffirmation du chef du gouvernement de son attachement à la politique de stabilité monétaire et de son refus de toute dévaluation de la livre libanaise qui est passée inaperçue sur le...
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