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Actualités - Analyse

La physionomie des marchés Reprise du dollar à l’étranger

L’euro est retombé sous la barre de 0,87 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, tandis que le billet vert enregistrait un rebond technique face à toutes les autres grandes devises. Pourtant, la monnaie unique est par deux fois passée hier au-dessus de la barre de 0,87 dollar alors que plusieurs indicateurs économiques semblaient indiquer que la confiance était en train de revenir parmi les industriels de la zone euro. La Commission européenne a annoncé hier que l’indice du climat des affaires dans la zone euro est reparti à la hausse en janvier, avec une remontée de 0,19 point à -1,03. L’indice de confiance économique a, également, légèrement progressé de 0,1 point le mois dernier par rapport à décembre dans la zone euro pour s’établir à 99,00 points. Ces bonnes statistiques européennes n’ont pas longtemps dopé l’euro qui est vite repassé sous la barre de 0,87 dollar. On a assisté à des prises de bénéfices alors que les opérateurs paraissaient rassurés par le retour des Bourses américaines à l’équilibre, après des déclarations fort encourageantes de plusieurs hauts responsables américains. Les opérateurs ont été sensibilisés à cet égard par l’affirmation du secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, que la récession au États-Unis sera finie d’ici au mois d’avril, prévoyant une croissance de 3 à 3,5 % du Produit intérieur brut (PIB) dès le quatrième trimestre 2002 pour dépasser les prévisions inscrites au budget présenté la veille au Congrès, soit 2,7 % en 2002 et 3,8 % en 2003. Il en est de même de la déclaration du chef des conseillers économiques de la Maison-Blanche, Glen Hubbard, qui a affirmé pour sa part que tout danger d’une rechute de l’économie américaine dans la récession est écartée. Cela étant, et compte tenu de l’annonce par le département américain du Commerce que les commandes industrielles aux États-Unis ont progressé de 1,2 % en décembre contre une baisse révisée de 3,3 % à 4,3 % en novembre, le dollar ne tardait pas à être recherché. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que le nombre de chômeurs brut en Allemagne aurait augmenté de 326 000 le mois dernier, à 4,29 millions, soit l’équivalent de 10,4 % de la population active contre 9,6 % en décembre, témoignant du marasme de la première économie européenne. Plus tôt dans la journée, le marché avait aussi appris que l’indicateur avancé de la conjoncture au Japon, préfigurant l’évolution de l’économie sur les trois à six mois à venir, a continué de baisser pour le septième mois consécutif à 30 points en décembre, affectant la tenue du yen. En effet, le dollar s’est trouvé dans une situation privilégiée face aux autres grandes monnaies, se négociant à New York comme suit : – 0,8675 pour un euro contre 0,8705, la veille – 1,4150 pour un sterling contre 1,4235 – 1,6990 FS contre 1,6975 – 133,85 yens contre 132,40 – 1,5985 dollar canadien contre 1,5975. Résistance de Wall Street et nouvel accès de faiblesse du Nasdaq Sur les places boursières internationales, Wall Street a renoué avec l’équilibre hier sur des rachats de couverture alors que la Bourse électronique Nasdaq éprouvait beaucoup de difficultés à se reprendre, les investisseurs s’interrogeant sur l’impact des méthodes comptables utilisées par les grandes entreprises sur leurs résultats financiers. C’est ainsi qu’après une nouvelle baisse à l’ouverture, le marché paraissait attendre la moindre statistique favorable qui pourrait confirmer les signes de reprise aux États-Unis. À cet égard, les opérateurs boursiers ont été réconfortés par la sensible hausse des commandes industrielles en décembre ainsi que par les propos du secrétaire américain au Trésor et du chef des économistes de la Maison-Blanche. Mais, il n’en demeurait pas moins que les détenteurs de portefeuilles restaient prudents, après avoir appris que l’indice des produits non manufacturiers établi par le groupement national des directeurs d’achats des entreprises du secteur, l’ISM (ex-NAPM), est ressorti en baisse de 0,5 point en janvier à 49,6 points. Cela d’autant que l’avertissement lancé hier par l’équipementier en télécoms Ciena sur ses résultats était de nature à affecter le compartiment technologique. En effet, l’indice composite Nasdaq n’est pas parvenu à freiner son mouvement baissier, revenant à moins de 1 840,00 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 9 603,99 points et un plus haut à 9 773,72 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 678,93 points, en léger repli de 8,16 points sur la veille. Accélération de la baisse des Bourses européennes avec les télécoms Les Bourses européennes ont baissé à l’unisson mardi, dans la foulée de la première partie de séance à Wall Street, où des statistiques décevantes sont venues s’ajouter aux inquiétudes sur la sitution financière des entreprises. Après la clôture de la totalité des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 perdait 1,68 % à 1 204,92 points et l’EuroStoxx 50 2,31 % à 3 535,70, au plus bas depuis le 12 novembre. Paris a lâché 2,04 % à 4 307,75 points, sa clôture la plus faible depuis le 19 octobre, Amsterdam 2,01 %, Madrid 1,77 %, Londres 1,43 % et Milan 1,47 %. Francfort, dont la clôture est plus tardive, a limité ses pertes à 0,96 % grâce à une stabilisation des marchés américains après la fermeture de la plupart des places du Vieux Continent. Aucun des indices sectoriels DJ Stoxx n’a terminé dans le vert et les plus fortes baisses ont été le fait des technologiques (-3,32 %), des télécoms (-2,58 %) et des médias (-2,63 %). Nokia et Alcatel, en baisse de respectivement 6,15 % et 5,21 %, ont accusé les plus fortes baisses de l’EuroStoxx 50, suivis de Vivendi Universal (-4,96 %) qui a pâti d’un avertissement du britannique EMI sur ses résultats. Nokia, affecté comme Alcatel par le Profit Warning de Ciena, a aussi subi le contrecoup de prévisions d’un Warning du finlandais Elcoteg, l’un de ses principaux fournisseurs, sur ses ventes du premier trimestre. Les interrogations sur les comptes des entreprises, alors que se poursuivent à Washington les auditions du Congrès sur le scandale des dettes dissimulées d’Enron, restent par ailleurs dans tous les esprits. ABB, souvent critiqué pour son manque de transparence financière, a perdu 5,69 % sur le marché suisse. Les financières ont vu leur indice sectoriel baisser de 1,66 % avec des reculs respectifs de 3,30 % et 3,75 % pour Deutsche Bank et HypoVereinsbank, et de 3,64 % pour la Société Générale. Tokyo : au plus bas depuis 18 ans La Bourse de Tokyo a atteint mardi son plus bas depuis dix-huit ans, dans un climat assombri par l’effondrement de la confiance publique dans le plan de réformes du Premier ministre Junichiro Koizumi, ont indiqué des courtiers. L’indice Nikkei a perdu 156,33 points, soit 1,6 %, pour clôturer à 9 475,60, son plus bas niveau depuis le 15 décembre 1983. Il a ainsi traversé le plancher qu’il avait atteint six jours après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le Topix a plongé pour sa part de 17,24 points (-1,8 %), à 956,27, au plus bas depuis le 13 février 1985. 1 070 titres étaient en baisse, 270 en hausse et 136 inchangés. «L’économie du Japon est faible et le soutien au gouvernement a baissé», a commenté Tatsuo Kurokawa, responsable adjoint du marché boursier chez Daiwa SB Capital Markets. «Je ne pense pas que les cours des actions vont chuter chaque jour à cause de cela, mais du fait que le marché américain a également baissé, c’est ce qui est en train de se passer» mardi, a-t-il ajouté. Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities, a noté que «la chute du soutien au cabinet Koizumi et les craintes inhérentes que le programme de réformes et l’élimination des mauvaises créances ne soient retardés, la révision à la baisse des bénéfices des entreprises, la pression résultant de la vente étrangère de participations croisées et la chute des Bourses américaines ont tous eu un impact dramatique sur le marché». «En outre, la baisse du dollar et le renforcement du yen qu’elle a entraîné ont eu un mauvais effet sur les valeurs technologiques et sur l’ensemble du marché», a-t-il ajouté. La seule note positive a été un commentaire favorable lundi pour les producteurs d’équipements pour la fabrication de semi-conducteurs qui a aidé Advantest et Tokyo Electron.
L’euro est retombé sous la barre de 0,87 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, tandis que le billet vert enregistrait un rebond technique face à toutes les autres grandes devises. Pourtant, la monnaie unique est par deux fois passée hier au-dessus de la barre de 0,87 dollar alors que plusieurs indicateurs économiques semblaient indiquer que la confiance était en train de revenir parmi les industriels de la zone euro. La Commission européenne a annoncé hier que l’indice du climat des affaires dans la zone euro est reparti à la hausse en janvier, avec une remontée de 0,19 point à -1,03. L’indice de confiance économique a, également, légèrement progressé de 0,1 point le mois dernier par rapport à décembre dans la zone euro pour s’établir à 99,00 points. Ces bonnes statistiques européennes...