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Actualités - Chronologie

Une nouvelle piste mène vers les ravisseurs de Daniel Pearl

La police pakistanaise a pour la première fois lundi fait état de progrès dans l’enquête sur la disparition de Daniel Pearl, en annonçant avoir identifié un activiste musulman comme un «lien» essentiel susceptible de conduire aux ravisseurs du journaliste américain. Cet homme, Mohammad Hashim Qadeer, connu sous le surnom d’Arif, «est le lien principal» vers les ravisseurs «et son arrestation pourrait mener à une avancée décisive», a déclaré un responsable policier participant à l’enquête et parlant sous le couvert de l’anonymat. Les policiers pensent que Daniel Pearl est en vie et détenu à Karachi, la grande ville portuaire du sud du Pakistan, peuplée de 12 millions d’habitants, où il a disparu le 23 janvier alors qu’il enquêtait sur des groupes islamistes. «Il semble qu’il soit détenu quelque part à Karachi», a affirmé ce responsable. «Les recherches se poursuivent. J’ai très bon espoir que cette affaire sera bientôt résolue», a, pour sa part, assuré devant la presse le ministre de l’Intérieur pakistanais, le général Moinuddin Haider. La police a intensifié lundi ses recherches, les dirigeant aussi vers d’autres villes du pays pour tenter de remonter la piste des ravisseurs, alors que de fausses informations sur la mort de Daniel Pearl avaient, quelques heures plus tôt, semé une nouvelle fois la confusion. Quelques médias américains avaient annoncé la mort du correspondant du Wall Street Journal après la découverte d’un corps à Karachi, mais l’information avait été très rapidement démentie. L’enquête, a indiqué le responsable policier, a établi qu’Arif jouait un rôle d’intermédiaire entre Daniel Pearl et des militants islamistes, dont Mukarak Ali Shah Gilani, chef d’un groupe peu connu, le Tanzeemul-Fuqra, que le journaliste devait rencontrer le jour de sa disparition. Ce jour-là, a-t-il ajouté, c’est Arif qui devait conduire Daniel Pearl jusqu’à Gilani. Ce dernier, qui aurait été utilisé «comme appât», a été interpellé le 30 janvier, mais n’a cessé de nier tout lien avec l’affaire. Depuis plusieurs jours sur la piste d’Arif, la police s’était rendue à son domicile de Bahawalpur, dans l’est du Pakistan, mais sa famille avait alors affirmé que l’homme était mort peu avant en Afghanistan. Or Arif, selon la police, est toujours en vie. «Nous n’avons aucune confirmation qu’il ait été tué», a déclaré un responsable de la police de Bahawalpur, Khurran Shakoor. Cet homme est connu pour ses liens déjà anciens avec le groupe islamiste Harkatul Mujahedin, interdit au Pakistan depuis qu’il a été déclaré organisation terroriste par les États-Unis en octobre, et dont les comptes bancaires ont été gelés. «Arif est le principal lien qui peut nous amener à éclaircir le mystère et nous conduire vers le groupe qui a revendiqué» l’enlèvement, a ajouté cet officier de police. L’enlèvement du journaliste âgé de 38 ans, disparu alors qu’il enquêtait sur des personnes pouvant avoir des liens avec le réseau terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, avait été revendiqué au nom du «Mouvement national pour la restauration de la souveraineté pakistanaise». Ce groupe jusqu’alors inconnu réclamait la libération des Pakistanais arrêtés en Afghanistan pendant la campagne militaire lancée par les États-Unis en octobre. Après plusieurs jours d’une enquête sans résultat apparent, la police a semblé lundi intensifier ses recherches, déclarant que d’autres régions que celle de Karachi étaient concernées, dont la ville de Peshawar (nord-ouest), près de la frontière afghane, le Baloutchistan (sud-ouest), le Pundjab (centre) et certains secteurs du Sindh (sud), la province dont Karachi est la capitale. La police considère que Daniel Pearl est toujours vivant, le dernier ultimatum fixé par les ravisseurs ayant expiré vendredi sans que ceux-ci ne se soient manifestés de nouveau, et sans que leurs revendications n’aient été satisfaites. L’enquête a établi que les différents messages envoyés depuis aux médias, dont l’un avait annoncé la mort du reporter, étaient des faux.
La police pakistanaise a pour la première fois lundi fait état de progrès dans l’enquête sur la disparition de Daniel Pearl, en annonçant avoir identifié un activiste musulman comme un «lien» essentiel susceptible de conduire aux ravisseurs du journaliste américain. Cet homme, Mohammad Hashim Qadeer, connu sous le surnom d’Arif, «est le lien principal» vers les ravisseurs «et son arrestation pourrait mener à une avancée décisive», a déclaré un responsable policier participant à l’enquête et parlant sous le couvert de l’anonymat. Les policiers pensent que Daniel Pearl est en vie et détenu à Karachi, la grande ville portuaire du sud du Pakistan, peuplée de 12 millions d’habitants, où il a disparu le 23 janvier alors qu’il enquêtait sur des groupes islamistes. «Il semble qu’il soit détenu quelque...