Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Ryad montre des signes d’adhésion à la campagne contre le terrorisme

L’Arabie saoudite a pris une série de mesures visant à combattre le blanchiment d’argent, interprétées par des responsables et des diplomates comme un ralliement de la campagne internationale contre le financement du terrorisme. Le gouvernement de la monarchie pétrolière, accusé par des Occidentaux de laxisme envers le terrorisme, a accepté lundi dernier d’inviter à Ryad une délégation du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi), qui avait adopté une série recommandations spéciales après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le Gafi, une instance intergouvernementale issue du sommet du G7 des pays industrialisés, tenu en 1989 à Paris, avait recommandé aux pays membres d’adopter des mesures pour geler les fonds ou autres biens des terroristes et de leurs bailleurs de fonds. Le gouvernement d’Arabie saoudite, pays membres du Gafi, «a accepté les recommandations soumises par le ministre de l’Intérieur (Nayef Ben Abdel Aziz) sur la lutte contre le blanchiment d’argent» et ordonné «l’application immédiate» de ces recommandations dont les détails n’ont pas été précisés. Ryad a également annoncé avoir pris des «mesures» contre 150 comptes bancaires soupçonnés de financer le terrorisme et ordonné la préparation d’un projet de loi réprimant le blanchiment d’argent. «Je suis impressionné par ces actions bien précises, visant à enrayer le financement du terrorisme», a déclaré Rainer Buhrer, un responsable d’Interpol, qui avait participé à une conférence régionale sur le blanchiment d’argent, tenue à Ryad. «Je pense que c’est une contribution importante à la lutte internationale contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent», a-t-il ajouté. Plus de 20 pays d’Asie ont participé du 28 au 30 janvier à cette conférence qui a examiné les moyens de lutter contre le blanchiment et le crime financier. Le gouverneur de l’Agence monétaire saoudienne (Sama, Banque centrale), Hamad al-Sayari, avait affirmé lors de cette conférence que des mesures «appropriées» avaient été prises contre 150 comptes figurant sur une liste envoyée par l’Onu. M. Sayari n’avait toutefois pas précisé la nature de ces mesures, notamment si ces comptes avaient été gelés. Il avait néanmoins souligné que cette action était «conforme aux traités internationaux. Tout progrès dans ce sens est le bienvenu», a estimé un diplomate occidental accrédité à Ryad.
L’Arabie saoudite a pris une série de mesures visant à combattre le blanchiment d’argent, interprétées par des responsables et des diplomates comme un ralliement de la campagne internationale contre le financement du terrorisme. Le gouvernement de la monarchie pétrolière, accusé par des Occidentaux de laxisme envers le terrorisme, a accepté lundi dernier d’inviter à Ryad une délégation du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi), qui avait adopté une série recommandations spéciales après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le Gafi, une instance intergouvernementale issue du sommet du G7 des pays industrialisés, tenu en 1989 à Paris, avait recommandé aux pays membres d’adopter des mesures pour geler les fonds ou autres biens des terroristes et de leurs bailleurs de fonds. Le...