Brésil Le Forum parlementaire mondial critique les USA et le FMI
le 04 février 2002 à 00h00
Le Forum parlementaire mondial (FPM) de Porto Alegre a critiqué la politique des États-Unis et du Fonds monétaire international (FMI) et tracé les contours de son réseau mondial. Quelque 1 115 parlementaires de 40 pays ont fait le déplacement, avec cette année encore une forte prédominance de l’Amérique latine (513 Brésiliens, 70 Argentins) et de l’Europe (78 Italiens, 77 Français, 31 Belges, 30 Espagnols) qui avaient cofondé l’année dernière le FPM, et une représentation encore symbolique des autres continents avec 1 député de Brunei, 1 de Chine, 1 du Maroc et 1 de l’Inde. Le rendez-vous a d’ores et déjà été pris pour 2003, une fois de plus à Porto Alegre. Le FPM devrait se dérouler dans le même temps, avec l’espoir de mieux équilibrer les représentations via un système de parrainage financier. Si «cette expérience inédite est ouverte à toutes les tendances politiques, les députés présents sont essentiellement du camp progressiste et se positionnent contre le néolibéralisme», a reconnu Aluizio Mercadante, député brésilien du Parti des travailleurs. Les parlementaires ont adopté samedi soir une dizaine de résolutions soit à l’unanimité, soit par un «très large consensus» (qui reste le mode de fonctionnement du forum). Les déclarations du président américain George W. Bush et de ses secrétaires Rumsfeld et Powell qui désignaient l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord comme les prochaines cibles dans la lutte contre le terrorisme ont été critiquées, puis le blocus contre Cuba a été «condamné». La conception qu’ils soutiennent pour la création en 2005 de la Zone de libre-échange des Amériques (Alena) a été mise en question. Le «Plan Colombie» – une initiative du président colombien Andres Pastrana pour lutter contre le trafic de drogue et soutenu par les États-Unis – a été qualifié «d’ingérence directe», sans parler de la déclaration de solidarité envers l’Argentine qui accuse le FMI. Par ailleurs, les parlementaires entendent «exercer un contrôle sur ce que font leurs gouvernements respectifs dans les organisations internationales», a indiqué Harlem Désir, député socialiste français. Il a estimé que «les gouvernements européens sont en partie responsables de la crise argentine car, au sein du FMI, les Européens ont plus de voix que les États-Unis au FMI». Le Proche-Orient a fait l’objet d’un texte qui demande le retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens et la création d’un État palestinien tout en condamnant le terrorisme de tous bords. Les parlementaires ont aussi donné de la consistance au réseau mondial, dont le principe avait été pris l’an passé. Il dispose d’un forum et de communication sur l’Internet et doit s’organiser en pôles régionaux, dont deux existent déjà, l’européen (Parlement européen) et le sud-américain (le réseau São Paulo). Le réseau doit permettre «d’organiser des campagnes internationales et deux sujets sont déjà à l’ordre du jour de la mobilisation des parlementaires du FPM : les conférences de Monterrey (Mexique) et de Johannesburg (Afrique du Sud)». Le réseau doit permettre «d’exercer une pression simultanée tant dans les pays du Nord que du Sud pour créer un rapport de force et obliger les gouvernements à s’engager sur une taxe internationale», a-t-il ajouté.
Le Forum parlementaire mondial (FPM) de Porto Alegre a critiqué la politique des États-Unis et du Fonds monétaire international (FMI) et tracé les contours de son réseau mondial. Quelque 1 115 parlementaires de 40 pays ont fait le déplacement, avec cette année encore une forte prédominance de l’Amérique latine (513 Brésiliens, 70 Argentins) et de l’Europe (78 Italiens, 77 Français, 31 Belges, 30 Espagnols) qui avaient cofondé l’année dernière le FPM, et une représentation encore symbolique des autres continents avec 1 député de Brunei, 1 de Chine, 1 du Maroc et 1 de l’Inde. Le rendez-vous a d’ores et déjà été pris pour 2003, une fois de plus à Porto Alegre. Le FPM devrait se dérouler dans le même temps, avec l’espoir de mieux équilibrer les représentations via un système de parrainage financier. Si...
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