L’Irak, accusé de terrorisme, se déchaîne contre Washington
le 01 février 2002 à 00h00
L’Irak, menacé et accusé de terrorisme par George W. Bush, s’est déchaîné hier contre le président américain qualifié de «superficiel et arrogant». «Un an après l’entrée en fonctions de George W. Bush, tout le monde s’est rendu compte de sa superficialité, son manque d’expérience, son irresponsabilité et sa politique arrogante», écrit le quotidien as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir à Bagdad. Il a accusé M. Bush de chercher à «alarmer» le peuple américain en évoquant des menaces terroristes pour détourner l’attention des difficultés économiques que connaissent les États-Unis en raison de la guerre contre le terrorisme. «Une fois passé ce “choc de la peur”, les Américains vont découvrir que leurs problèmes sociaux sont restés sans solution, que les emplois qui leur ont été promis ne se sont pas concrétisés et que les compagnies qui ont fait faillite ne se sont pas relevées», affirme as-Saoura. M. Bush, dans son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès mardi, a affirmé que «l’Irak continuait de démontrer son hostilité à l’égard de l’Amérique et soutenait le terrorisme. Le régime irakien conspire depuis plus de dix ans pour développer de l’anthrax, des gaz de combat et des armes nucléaires». Il a déclaré que l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord formaient un «axe du mal» contre lequel il a promis d’agir. L’Irak, ennemi juré de Washington depuis l’invasion des troupes irakiennes du Koweït en août 1990, est souvent cité aux États-Unis comme une possible cible après l’Afghanistan de la «guerre contre le terrorisme». M. Bush a sommé maintes fois l’Irak d’accepter un retour des inspecteurs en désarmement de l’Onu. Mais Bagdad maintient son refus d’accueillir ces experts qui ont quitté le pays en décembre 1998 et insiste pour obtenir une levée inconditionnelle de l’embargo de l’Onu auquel il est soumis depuis 1990. Le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan a réitéré d’ailleurs la position irakienne mercredi soir, en soutenant que le retour des inspecteurs «donnera un prétexte (aux États-Unis) pour frapper tous les jours l’Irak». M. Ramadan a aussi qualifié de «stupides et indécents» les propos de M. Bush sur l’Irak mardi. «Les propos du président Bush sont stupides et indécents et il n’est pas correct pour le chef du plus grand pays de se prononcer et de juger le comportement d’un pays en ayant recours à de simples imaginations», a-t-il dit. «Il n’est pas non plus correct pour un président qui prétend être le chef du plus grand pays d’accuser tel ou tel État d’être la source du mal et je crois que l’Administration américaine et l’entité sioniste sont les sources du mal dans le monde entier», a poursuivi le vice-président irakien.
L’Irak, menacé et accusé de terrorisme par George W. Bush, s’est déchaîné hier contre le président américain qualifié de «superficiel et arrogant». «Un an après l’entrée en fonctions de George W. Bush, tout le monde s’est rendu compte de sa superficialité, son manque d’expérience, son irresponsabilité et sa politique arrogante», écrit le quotidien as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir à Bagdad. Il a accusé M. Bush de chercher à «alarmer» le peuple américain en évoquant des menaces terroristes pour détourner l’attention des difficultés économiques que connaissent les États-Unis en raison de la guerre contre le terrorisme. «Une fois passé ce “choc de la peur”, les Américains vont découvrir que leurs problèmes sociaux sont restés sans solution, que les emplois qui leur ont été promis...
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