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Seul l’OM détonne dans un mercato atone

Les clubs de football de D1, faute de moyens financiers à la hauteur, se sont davantage livrés à des ajustements dans leurs effectifs, usant largement des prêts, plutôt que de se mettre en quête de noms ronflants, au cours du mercato, qui fermait hier à minuit. Sauf surprise de dernière heure, le marché des transferts d’hiver, alors que les deux tiers du championnat ont déjà été disputés, n’a pas déclenché de frénésie. Pas de transferts à sensation, même si quelques solides espoirs ont changé de maillot, à l’image de Camel Meriem (Sochaux) passé à Bordeaux, de Zoumana Camara (Marseille) à Lens, de Cyril Chapuis (Rennes) à Marseille et de Jérôme Rothen (Troyes) à Monaco. Seul joueur à défrayer la chronique, l’instable Nicolas Anelka (PSG), dont la rupture était consommée avec le club de la capitale, a été prêté à Liverpool (D1 anglaise). L’international pourrait toutefois retourner au PSG en fin de saison si Liverpool ne souhaite pas prolonger la collaboration. Le club parisien se retrouverait alors obligé de composer avec un attaquant au salaire mirobolant qui ne veut plus jouer sous le maillot parisien, mais qui, après avoir été engagé à prix d’or, ne peut pas être bradé. Globalement, désormais l’œil rivé sur la calculette après quelques excès, les clubs, dont les finances ne permettent plus de faire des folies, n’ont pas voulu dépenser inconsidérément. D’où un recours quasi systématique aux prêts – qui concernent plus des deux tiers des transactions opérées cet hiver –, une solution bien pratique pour se débarrasser rapidement de joueurs indésirables. Et qui permet également aux clubs bénéficiaires d’en faire de même à moindres frais si, au bout de quelques matches, les joueurs prêtés ne donnent pas satisfaction. Sureffectif Fidèle à sa politique de changements incessants dont les observateurs ont souvent du mal à saisir la pertinence, au moins sur le plan sportif, l’Olympique de Marseille a été de loin le club le plus actif au cours du mercato. Et s’il s’est définitivement séparé des internationaux Zoumana Camara (Lens) et Bruno Ngotty (Bolton/D1 anglaise), la plupart de ses “indésirables” ont été prêtés (Leroy, Martini, Marsiglia, Montenegro, Dahou...), ce qui ne risque pas d’arranger les problèmes de sureffectif de l’OM si les options d’achat ne sont pas levées en fin de saison. D’autant que ses principales recrues (Rivera, Alfonso, Olembe, Dimas, W. Dalmat, Torrisi), si elles donnent satisfaction aux dirigeants phocéens, auront un prix, puisqu’elles ont toutes été prêtées également. Dans une moindre mesure, ce sont les clubs à la lutte pour éviter la descente qui ont procédé à des changements, à l’image de Nantes (12e), avec les arrivées des Argentins Yepes et Cetto (et sans doute Adrian Bastia), Rennes (16e), qui a enrôlé Batlles (Bordeaux) et les ex-Montpelliérains Maoulida et Sorlin, ainsi que Metz (arrivée de Job en provenance de Middlesbrough/D1 anglaise). A contrario, les clubs du haut de tableau ont procédé à dose homéopathique, à l’image du solide leader lensois qui s’est attaché les services de Zoumana Camara (Marseille) et de Jacek Bak (Lyon), afin surtout de pallier les absences de ses joueurs partis à la Coupe d’Afrique des nations (Can). De son côté, Lille (5e) s’est contenté de se séparer d’Edwin Murati (Iraklis Salonique/D1 grecque), pour engager Philippe Brunel (Marseille). Enfin, Auxerre (4e), fidèle à son rôle de club formateur, n’a ni engagé ni vendu ou prêté, renouvelant par là même sa confiance à sa jeune garde (Mexès, Cissé, Boumsong).
Les clubs de football de D1, faute de moyens financiers à la hauteur, se sont davantage livrés à des ajustements dans leurs effectifs, usant largement des prêts, plutôt que de se mettre en quête de noms ronflants, au cours du mercato, qui fermait hier à minuit. Sauf surprise de dernière heure, le marché des transferts d’hiver, alors que les deux tiers du championnat ont déjà été disputés, n’a pas déclenché de frénésie. Pas de transferts à sensation, même si quelques solides espoirs ont changé de maillot, à l’image de Camel Meriem (Sochaux) passé à Bordeaux, de Zoumana Camara (Marseille) à Lens, de Cyril Chapuis (Rennes) à Marseille et de Jérôme Rothen (Troyes) à Monaco. Seul joueur à défrayer la chronique, l’instable Nicolas Anelka (PSG), dont la rupture était consommée avec le club de la...