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Actualités - Analyse

La physionomie des marchés Poursuite de la hausse du dollar

L’euro est passé sous le seuil de 0,86 dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux, après le rebond de l’inflation allemande et de relativement bonnes nouvelles en provenance de l’économie américaine. La monnaie unique européenne s’est tout d’abord ressentie de la publication par l’Office fédéral des statistiques de Wiesbaden des chiffres sur l’inflation allemande qui ont montré une accélération de la hausse des prix à la consommation de 0,9 % le mois dernier contre 0,1 % en décembre. Bien que cette hausse ait été imputée à l’envolée des prix des fruits et des légumes, après la vague de froid inhabituelle qu’a connue le sud de l’Europe, elle a ému le marché qui s’attendait de toute façon à un petit pic en raison de l’introduction en monnaie fiduciaire de l’euro. L’annonce aux États-Unis d’une nette progression de l’indice d’activité dans le secteur manufacturier de la région de Chicago à 45,1 points le mois dernier contre 41,5 points en décembre est venue ensuite soutenir le dollar non seulement face à l’euro, mais contre toutes les autres grandes monnaies. Cela d’autant qu’on apprenait que les revenus personnels des Américains auraient augmenté de 0,4 % en décembre, pour la première fois depuis juillet dernier, contre une baisse de 0,1 % en novembre, ce qui est censé accroître leur pouvoir d’achat pendant cette période. En outre, les investisseurs ont été soulagés par la hausse de 0,9 % seulement des coûts salariaux aux États-Unis au quatrième trimestre 2001 contre 1 % au troisième trimestre, témoignant de l’absence de pressions inflationnistes. Cela étant, les opérateurs se sont montrés hier très indifférents à la hausse des nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 30 000 pour se chiffrer à 390 000 au cours de la semaine achevée le 26 janvier, préférant attendre les chiffres de l’emploi pour le mois de janvier devant paraître aujourd’hui pour se faire une idée plus claire sur la situation du marché américain du travail. Enfin, le dollar a trouvé appui dans les incertitudes liées à la politique monétaire japonaise pendant cette période marquée par le rapatriement des fonds des compagnies nippones. Cela d’autant qu’un des plus hauts responsables du ministère japonais des Finances, Zenbei Mizoguchi, a indiqué hier qu’il partageait les inquiétudes des opérateurs au sujet du rapatriement de ces fonds, laissant craindre une remontée du dollar à plus de 135 yens. Eu égard à toutes ces considérations, et compte tenu aussi de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de laisser ses taux inchangés montrant que l’économie a touché le fond aux États-Unis, le billet vert continuait à être recherché hier, se négociant à New York comme suit : – 0,8585 pour un euro contre 0,8615, la veille – 1,4110 pour un sterling contre 1,4150 – 1,7210 FS contre 1,7110 – 134,80 yens contre 132,95 – 1,5850 dollar canadien contre 1,5875. Bonne orientation des Bourses américaines... Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières étaient en hausse hier, profitant toujours des commentaires encourageants de la Fed sur l’économie américaine la veille et de la publication hier de nouvelles statistiques aux États-Unis. Mercredi, la Fed, qui a maintenu ses taux directeurs en l’état, a relevé une diminution des signes de faiblesse de la demande et un raffermissement de l’activité économique, estimant que les perspectives de reprise conjoncturelle étaient devenues plus prometteuses. Les statistiques publiées hier, notamment l’indice d’activité des directeurs d’achat de Chicago en janvier et la hausse des revenus personnels des Américains en décembre, sont venues aussi rassurer les investisseurs. Pourtant, le marché restait préoccupé par l’éventualité de nouvelles révélations de malversations comptables par les grands groupes américains qui pourraient conduire à une multiplication des faillites, après celle retentissante du courtier en énergie Enron. Cette affaire a connu un nouveau rebondissement hier, alors que le General Accounting Office (GAO), l’organisme chargé de vérifier les comptes publics, a décidé de se pourvoir en justice pour obtenir le texte d’entretiens entre le vice-président américain Richard Cheney et des dirigeants d’Enron. Mais, il n’en demeure pas moins que les facteurs positifs l’ont emporté sur toute autre considération hier, surtout après la publication de résultats meilleurs que prévu par Procter and Gamble, Verizon, Dow Chemical... pendant que Delta Air revenait dans le vert, après qu’elle eut annoncé des pertes moins importantes qu’anticipées, ainsi que Tyco qui a profité du rachat de ses actions par les dirigeants de la société. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est remonté à plus de 1 925 points, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 9 763,20 points et un plus haut à 9 876,75 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 868,10 points, en hausse de 105,24 points sur la veille. … et européennes Les marchés boursiers européens sont parvenus à gagner du terrain jeudi, les technologiques ayant bien réagi à la réduction de l’endettement du français Alcatel. Cette bonne orientation des marchés a été favorisée par la réaction positive de Wall Street hier au statu quo monétaire décidé par la Réserve fédérale américaine, qui a adopté dans son communiqué un ton relativement optimiste quant aux perspectives de la première économie mondiale. À la clôture des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a affiché un gain de 1,02 % tandis que le DJ Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a progressé de 0,98 %. En Europe, Paris et Londres gagneraient respectivement 1,24 et 1,08 %, Amsterdam 1,15 %, Bruxelles 0,95 %, Francfort et Zurich 1,10 et 0,40 %. Les opérateurs européens restent prudents, s’interrogeant sur ce que donneront les prochains résultats de sociétés. «Les résultats ont été très mitigés jusque-là et les sociétés n’ont pas été en mesure de définir clairement leurs perspectives pour l’année qui débute, et ça me rend nerveux», a observé Takashi Saito, gérant de fonds chez Nikko Global Asset Management à Londres. Tokyo : soutenu par Wall Street L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé la séance de jeudi en hausse de 78,32 points, soit 0,8 %, à 9 997,80 points, dans le sillage de la hausse de Wall Street, mais bridé par le limogeage de la ministre des Affaires étrangères Makiko Tanaka, ont indiqué des courtiers. Le seuil des 10 000 points a été brièvement dépassé au cours de la séance à 10 012,15 points, avant de retomber pour clôturer en dessous. L’indice Topix a terminé en hausse de 7,02 points, à 971,77. 759 titres ont été en baisse, 585 en hausse et 136 sont restés inchangés. Le volume des échanges a atteint environ 660 millions d’actions. «Wall Street a soutenu le marché japonais, mais les gens sont très déçus par (le Premier ministre) Junichiro Koizumi», qui a évincé sa ministre des Affaires étrangères Makiko Tanaka, a commenté Masao Miwa, un responsable de chez Sassoon Securities. «Elle n’avait rien fait de mal. C’est très injuste», a-t-il ajouté. M. Koizumii avait limogé Mme Tanaka mardi soir après un différend entre la ministre et des fonctionnaires de son ministère, qui avait perturbé un débat parlementaire sur le budget. La ministre âgée de 58 ans est très populaire et son éviction a été comprise par nombre d’observateurs comme une victoire de la vieille garde conservatrice, à qui le Premier ministre se voit accusé d’avoir cédé. Pour Shigenori Okazaki, un analyste de chez UBS Warburg, une large part de la popularité du chef du gouvernement était en fait à mettre au crédit de Mme Tanaka, «très aimée des femmes au foyer et des gens ordinaires», a-t-il noté. «Le cabinet de Koizumi est dans une grande confusion et l’agitation va continuer», a de son côté prédit M. Miwa. «Il devra y avoir un remaniement... ou peut-être de nouvelles élections», a-t-il estimé. «Les marchés asiatiques sont très forts, mais pour le Japon, c’est une autre histoire... Il sont essentiellement soutenus par New York», a souligné l’analyste. À Tokyo, les high-techs ont été mitigés, certains enregistrant des gains dans le sillage des marchés US comme Rohm, en hausse de 490 yens, à 17 490, Advantest en hausse de 140 yens, à 7 240, Kyocera en hausse de 60 yens, à 7 800, et Toshiba qui a gagné cinq yens, à 426. Et d’autres terminant en baisse, comme Fujitsu, qui a perdu 13 yens, à 815. NEC a perdu 8 yens, à 1 050, avant d’annoncer après la clôture une perte nette de 155 milliards de yens (1,2 md USD) au 3e trimestre de l’exercice en cours.
L’euro est passé sous le seuil de 0,86 dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux, après le rebond de l’inflation allemande et de relativement bonnes nouvelles en provenance de l’économie américaine. La monnaie unique européenne s’est tout d’abord ressentie de la publication par l’Office fédéral des statistiques de Wiesbaden des chiffres sur l’inflation allemande qui ont montré une accélération de la hausse des prix à la consommation de 0,9 % le mois dernier contre 0,1 % en décembre. Bien que cette hausse ait été imputée à l’envolée des prix des fruits et des légumes, après la vague de froid inhabituelle qu’a connue le sud de l’Europe, elle a ému le marché qui s’attendait de toute façon à un petit pic en raison de l’introduction en monnaie fiduciaire de...