Le Programme de financement du commerce arabe a signé hier avec la Fransabank et la Banque Libano-Française des lignes de crédit d’un montant total de 27 millions de dollars (15 millions de dollars pour la Fransabank et 12 millions de dollars pour la Libano-Française). Le programme, qui vise a priori à encourager les échanges commerciaux interarabes, n’en est pas à sa première expérience libanaise. La solidité et la dynamique du secteur bancaire libanais sont le moteur des initiatives répétées du programme, comme l’a avoué Jassem el-Manihi, PDG et président exécutif de l’organisme arabe, au cours d’une rencontre avec la presse organisée par la Fransabank. M. Manihi, qui n’a pas manqué par ailleurs de se féliciter du respect par les établissements bancaires libanais des délais de remboursement des prêts, a évalué le montant total des lignes de crédit accordées jusqu’à présent à des établissements de crédits libanais à 300 millions de dollars. Le programme a traité jusqu’à présent avec quinze banques libanaises. Pour la Fransabank, les lignes de crédit accordées se sont élevées en 1997 à 7 millions de dollars, en 1998 à 10 millions de dollars, et à 15 millions respectivement pour 2000 et 2002. La ligne de crédit accordée à la Libano-Française pour 2002, et toujours dans le cadre de ce programme, totalise 12 millions de dollars. Il s’agit là d’une reconduction de l’accord précédemment conclu entre la banque et le programme. L’importance de ces lignes de crédit accordées aux établissements bancaires consiste, d’une part, dans les taux d’intérêt pratiqués et qui varient entre 1,75 % et 2 % en dessous du Libor et, d’autre part, dans les délais d’octroi de la ligne, qui peuvent aller jusqu’à cinq ans. En plus, le programme n’exige aucune garantie des banques bénéficiaires de la prestation. «Ce n’est pas notre organisme mais les banques libanaises qui endossent tous les grands risques inhérents à l’octroi du prêt aux clients, et les taux d’intérêt servis sur ces prêts par les banques sont compréhensibles», souligne M. Manihi. Le programme a innové cette année en modifiant son règlement intérieur. Les conditions d’octroi des crédits ont été révisées dans le sens d’un élargissement de la couverture des lignes de crédit. Il est désormais permis aux banques de faire bénéficier de la ligne de crédit des clients désireux d’exporter leurs productions nationales vers des pays non arabes. «Les pays arabes, qui n’ont pas encore adhéré à l’OMC, sont en passe de le faire et ont adopté des réformes économiques structurelles à cet effet. Et l’on ne peut plus rester en marge du phénomène de libéralisation du commerce et de la mondialisation», a encore dit M Manihi, se félicitant par ailleurs de la signature par le Liban de l’accord de partenariat avec l’Union européenne. Le volume cumulatif des facilités consenties aux pays arabes par le programme de financement du commerce arabe est de deux milliards de dollars, un montant important par rapport à la taille du commerce panarabe plutôt modeste. Le capital du Programme de financement du commerce arabe est passé de 500 millions de dollars en 1994 à 700 millions de dollars en 2001. Des dividendes ont été distribués sans interruption aux actionnaires depuis 1994. Un chiffre logique puisque les partenaires du programme sont passés de 18 agences arabes ( ou établissement bancaire), il y a cinq ans, à 129 aujourd’hui. Liliane MOKBEL
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