Idées noires, échec scolaire, pipi au lit, maturité précoce... Si tout le monde est d’accord à reconnaître que c’est là des signes d’alerte que l’enfant lance à son entourage, on se demande toujours à partir de quel trouble indicateur il faut consulter le psychologue... Le mal-être chez l’enfant est perceptible soit par la tristesse avouée à ses parents, soit par des comportements «messages» : difficultés scolaires, anorexie ou boulimie, terreurs nocturnes, énurésie et autres. À sa manière, le jeune être en détresse appelle au secours. Il est donc important que les parents perçoivent l’alerte et se demandent ce que l’enfant veut au juste exprimer par ce comportement, qu’elle est ce message à retenir qui trahit sa conduite. «C’est moins une réponse que l’enfant attend que la prise en compte de son malaise», estime le psychologue. S’agissant toutefois de comportements courants, on se demanderait à quel stade il faudrait agir et de quelle manière. Pour les psychologues, l’intervention parentale s’impose lorsque le malaise s’installe chez l’enfant. Ou encore quand on a du mal à écouter soi-même le petit ou qu’on n’est pas disponible par manque de temps ou par grande sensibilité face à sa souffrance, quand les signes du malaise rendent difficile la vie familiale. Les causes perturbatrices Un climat familial tendu, des bouleversements (déménagement, disputes conjugales, conflits professionnels ou familiaux, ennuis financiers). Si les parents n’expliquent pas à l’enfant ce qui se passe dans l’intention de lui épargner toute inquiétude, celui-ci peut se croire cause du trouble et responsable des conséquences. Ce qui se traduit par un malaise car il ne faut pas oublier qu’au moment de l’évolution de son psychisme, l’enfant se croit au centre de tout. Quand, dans des circonstances pareilles, on se sent dérouté, ne sachant pas soi-même comment agir, mieux vaut demander conseil au psychologue. Les étapes conflictuelles L’adolescence mise à part, il y a d’autres moments critiques aussi dans cette première période de la vie. La période par exemple avant six ans, où le jeune être explore ses possibilités et son corps, prend la mesure de la relation avec autrui, découvre le pouvoir de la négation et du «non», est une étape fatalement conflictuelle. Si le malaise créé entraîne de la part des parents des réponses pulsionnelles et que les réactions (gifle, cris, pleurs) se perpétuent ; quand la communication est systématiquement réactionnelle, mieux vaut demander l’aide du psychologue. Car le malaise peut se répercuter négativement sur l’évolution de la personnalité de l’enfant. En d’autres termes, l’empêcher de grandir harmonieusement. Ce qui plus tard sera payé très cher autant par lui-même que par son entourage...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Idées noires, échec scolaire, pipi au lit, maturité précoce... Si tout le monde est d’accord à reconnaître que c’est là des signes d’alerte que l’enfant lance à son entourage, on se demande toujours à partir de quel trouble indicateur il faut consulter le psychologue... Le mal-être chez l’enfant est perceptible soit par la tristesse avouée à ses parents, soit par des comportements «messages» : difficultés scolaires, anorexie ou boulimie, terreurs nocturnes, énurésie et autres. À sa manière, le jeune être en détresse appelle au secours. Il est donc important que les parents perçoivent l’alerte et se demandent ce que l’enfant veut au juste exprimer par ce comportement, qu’elle est ce message à retenir qui trahit sa conduite. «C’est moins une réponse que l’enfant attend que la prise en compte de...