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Transport aérien Échec de l’alliance British Airways-American Airlines

British Airways (BA), numéro un des compagnies aériennes européennes, a encaissé un nouveau coup dur avec l’échec de son partenariat avec American Airlines (AMR), alors qu’elle est déjà bien affaiblie par la crise mondiale du transport aérien. BA a jugé trop élevé le prix réclamé, vendredi, par les autorités de la concurrence américaines pour donner leur feu vert à l’alliance BA-AMR. Les deux compagnies devaient abandonner 224 créneaux horaires de décollage et d’atterrissage à l’aéroport londonien de Heathrow, qui auraient été redistribués à d’autres compagnies. C’est la deuxième fois qu’un tel projet échoue. BA et AMR avaient déjà jeté l’éponge en 1998 face aux requêtes des autorités de la concurrence, là aussi jugées trop élevées. Elles ont de nouveau tenté leur chance à l’été 2001 en espérant que les autorités tiendraient compte des «changements radicaux observés sur le marché des routes transatlantiques». En vain. «Il est peu probable qu’un accord puisse être ressuscité à court ou moyen terme. BA va sans doute devoir se tourner à nouveau vers l’Europe» pour s’y trouver un partenaire, déclare un analyste d’une grande banque européenne ne souhaitant pas être cité. Le nom de la néerlandaise KLM est le plus fréquemment cité. Les deux compagnies avaient mis fin à des négociations précédentes, en septembre 2000, citant des obstacles techniques. Mais les deux sociétés n’avaient surtout pas réussi à se mettre d’accord sur qui, de KLM ou de BA, devait obtenir la direction de la nouvelle entité. Cette alliance «est encore possible», estime Jenny Campbell, de la maison de courtage Gerrard. Si «les conditions du marché se détériorent» pour les deux compagnies, «alors elles reprendront leurs négociations». Car la crise du transport aérien, qui se fait surtout sentir sur les routes transatlantiques, frappe de plein fouet BA. Après être tombée dans le rouge en 1999/2000 pour la première fois depuis sa privatisation en 1987, la compagnie s’était en effet recentrée sur les classes affaires, le secteur le plus rentable, mais le premier à souffrir en cas de ralentissement économique. BA réalise la large majorité de ses bénéfices sur les routes transatlantiques, tandis que ses vols intraeuropéens sont en perte. La compagnie avait admis en décembre perdre 2 millions de livres par jour (3,23 millions d’euros) et les analystes tablent sur une perte comprise entre 600 et 700 millions de livres pour l’exercice en cours (clos le 31 mars).
British Airways (BA), numéro un des compagnies aériennes européennes, a encaissé un nouveau coup dur avec l’échec de son partenariat avec American Airlines (AMR), alors qu’elle est déjà bien affaiblie par la crise mondiale du transport aérien. BA a jugé trop élevé le prix réclamé, vendredi, par les autorités de la concurrence américaines pour donner leur feu vert à l’alliance BA-AMR. Les deux compagnies devaient abandonner 224 créneaux horaires de décollage et d’atterrissage à l’aéroport londonien de Heathrow, qui auraient été redistribués à d’autres compagnies. C’est la deuxième fois qu’un tel projet échoue. BA et AMR avaient déjà jeté l’éponge en 1998 face aux requêtes des autorités de la concurrence, là aussi jugées trop élevées. Elles ont de nouveau tenté leur chance à l’été...