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Les troupes américaines arrivent au sud des Philippines en dépit des contestations

Un avion cargo géant a débarqué jeudi soldats et équipements militaires américains au sud des Philippines, alors que des sénateurs contestent l’intervention américaine contre les islamistes, en dépit du feu vert donné par la présidente Gloria Arroyo. Un C-17 de l’US Air Force a amené une dizaine de soldats ainsi qu’un véhicule militaire, un générateur et plusieurs conteneurs de ravitaillement à l’aéroport international de Zamboanga. Ce ravitaillement est destiné aux quelque 600 militaires des États-Unis qui, pendant six mois, vont participer à des manœuvres militaires conjointes avec l’armée philippine au cours desquelles ils pourront mener des opérations contre les guérilleros d’Abu Sayyaf. Spécialistes de la prise d’otages avec demande de rançon, ces rebelles islamistes, terrés au plus profond des massifs de forêt tropicale garnissant le centre des îles du sud de la péninsule, sont soupçonnés être une émanation du réseau d’el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. «Nous sommes ici pour aider à l’entraînement des soldats philippins», a expliqué le colonel Steven Woods, officier commandant le détachement américain arrivé d’Okinawa. Détenant actuellement deux ressortissants des États-Unis et une Philippine sur l’île de Basilan, de l’autre côté du détroit face à Zamboanga, les rebelles d’Abu Sayyaf sont la cible d’une grande opération militaire menée à l’aide de 5 000 militaires philippins. À plusieurs reprises, la présidente Arroyo a indiqué que les troupes américaines étaient là uniquement pour entraîner les soldats philippins au contre-terrorisme tout en reconnaissant qu’ils seraient autorisés sur la ligne de front à se défendre eux-mêmes en cas d’attaque. Cependant, cette arrivée de troupes étrangères en mesure de se battre sur le sol philippin est remise en cause par des sénateurs qui invoquent la Constitution du pays. À l’heure où les militaires américains casqués et dotés de leurs équipements de combat arrivaient à Zamboanga au milieu d’un dispositif de sécurité impressionnant, à Manille, la séance du Sénat doit faire le point sur la légalité de cette opération présentée comme des manœuvres qui prolongent la lutte antiterroriste commencée en Afghanistan. Cependant, mercredi, Mme Arroyo a déjà remporté une victoire importante en obtenant l’accord de l’ensemble des principaux dirigeants en matière de sécurité ainsi que des leaders du Congrès en faveur du déploiement des troupes américaines. Devant le Sénat, le général Emmanuel Teodosio, coordinateur philippin en charge des manœuvres militaires, a déclaré jeudi que l’opération ne devrait durer que six mois pour se terminer à la mi-juin, contrairement aux informations faisant état d’une prolongation jusqu’à la fin de l’année. L’officier supérieur a précisé que 55 militaires des États-Unis se trouvaient déjà dans le sud de l’archipel mais que d’autres devraient arriver d’ici au début février en vue d’une «immersion au niveau du bataillon et éventuellement de la compagnie». Il a cependant souligné que par leur présence, les Américains agiraient plus en qualité d’observateurs que de combattants. Le général Teodosio a expliqué qu’une équipe de 12 militaires américains devaient se joindre au bataillon philippin à Basilan tandis que d’autres seraient affectés à l’état-major. Il a affirmé devant les sénateurs que, durant les opérations, les militaires américains seront placés à l’arrière mais que, cependant, ils seront habilités à faire usage de leurs armes pour leur défense. Le comportement des militaires philippins va faire l’objet d’une évaluation de la part des soldats américains en vue d’un entraînement dans le contre-terrorisme destiné à renforcer leurs capacités contre Abu Sayyaf, a précisé le général Teodosio.
Un avion cargo géant a débarqué jeudi soldats et équipements militaires américains au sud des Philippines, alors que des sénateurs contestent l’intervention américaine contre les islamistes, en dépit du feu vert donné par la présidente Gloria Arroyo. Un C-17 de l’US Air Force a amené une dizaine de soldats ainsi qu’un véhicule militaire, un générateur et plusieurs conteneurs de ravitaillement à l’aéroport international de Zamboanga. Ce ravitaillement est destiné aux quelque 600 militaires des États-Unis qui, pendant six mois, vont participer à des manœuvres militaires conjointes avec l’armée philippine au cours desquelles ils pourront mener des opérations contre les guérilleros d’Abu Sayyaf. Spécialistes de la prise d’otages avec demande de rançon, ces rebelles islamistes, terrés au plus profond...