États-Unis Signes d’amélioration de l’économie, selon Greenspan
le 25 janvier 2002 à 00h00
Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan a constaté au Sénat des signes d’amélioration de l’économie et a lancé un appel au Congrès pour qu’il préserve sur le long terme les objectifs d’excédent budgétaire et de réduction de la dette publique. «Il y a des signes récemment que certaines des forces qui restreignaient l’économie l’an dernier diminuent et que l’activité commence à se raffermir», a-t-il déclaré devant la commission du budget du Sénat, citant notamment des indications montrant la fin du mouvement de réduction des stocks des entreprises et une certaine stabilisation du marché du travail. Le président de la Fed s’est montré moins réservé hier sur les perspectives de reprise que dans sa précédente intervention du 11 janvier. Il n’a pas dit comme il l’avait fait alors que malgré les indices positifs «l’économie faisait encore face à des risques importants». Il a aussi estimé en réponse à une question «qu’un nouveau programme de relance – comme le demande surtout la Maison-Blanche et les républicains au Congrès – n’est pas d’une importance critique» pour relancer la croissance «qui reprendra de toute façon». Les stocks dans le secteur industriel ont été ramenés à des niveaux à partir desquels les entreprises devraient être désormais conduites à accroître leur production pour répondre à la demande, a noté Alan Greenspan, relevant aussi que la consommation avait augmenté à un rythme modéré ces derniers mois. Il a aussi cité la «baisse notable des nouvelles demandes d’allocations chômage au cours du dernier mois qui tend à indiquer un ralentissement du rythme des pertes d’emploi». Le chômage pourrait continuer à monter au cours des prochains mois, freinant la reprise de la consommation, a néanmoins dit le président de la Fed. Le patron de la Fed a expliqué que «le cycle économique actuel – les États-Unis ont officiellement sombré dans une récession en mars dernier – était surtout dominé par l’évolution des bénéfices des entreprises et de leurs investissements». La forte baisse des dépenses d’investissement l’an dernier avait été la principale cause de la récession, a noté le président de la Fed. Alan Greenspan a également lancé un appel au Congrès pour qu’il agisse de manière à préserver des politiques budgétaires permettant de dégager des excédents et de réduire la dette publique des États-Unis sur le long terme. Il réagissait aux dernières projections annoncées mercredi par la Maison-Blanche et le Bureau du budget du Congrès (CBO) qui prévoient un retour des déficits au cours des deux à trois prochaines années. L’Administration Bush table sur un déficit de 106 milliards de dollars pour l’année fiscale en cours et 80 milliards de dollars en 2003. Le CBO voit sur les deux prochaines années un déficit de 21 milliards de dollars et de 14 milliards de dollars et a réduit sa projection d’excédent sur les dix prochaines années de 3 400 milliards de dollars à 1 600 milliards de dollars. Tout en estimant que «malgré l’érosion des excédents l’an dernier, la situation budgétaire des États-Unis demeurait beaucoup plus solide qu’il y a dix ans alors en déficits chroniques», il a insisté pour le Congrès ne perde pas de vue les objectifs d’excédents budgétaires. «Alors que le Congrès travaille à l’élaboration de la stratégie budgétaire à long terme, il serait peut-être utile une fois encore de considérer des lois limitant les réductions d’impôts et des augmentations de dépenses si les objectifs spécifiques d’excédents budgétaires et de réduction de la dette publique n’étaient pas respectés», a-t-il déclaré. Cette discipline budgétaire est d’autant plus indispensable que le système de retraite publique risque de connaître d’ici à quelques années des problèmes de solvabilité en raison du vieillissement de la population.
Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan a constaté au Sénat des signes d’amélioration de l’économie et a lancé un appel au Congrès pour qu’il préserve sur le long terme les objectifs d’excédent budgétaire et de réduction de la dette publique. «Il y a des signes récemment que certaines des forces qui restreignaient l’économie l’an dernier diminuent et que l’activité commence à se raffermir», a-t-il déclaré devant la commission du budget du Sénat, citant notamment des indications montrant la fin du mouvement de réduction des stocks des entreprises et une certaine stabilisation du marché du travail. Le président de la Fed s’est montré moins réservé hier sur les perspectives de reprise que dans sa précédente intervention du 11 janvier. Il n’a pas dit comme il...
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