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L’Inde procède à des dizaines d’arrestations dans les milieux islamistes

La police de Calcutta a interpellé mercredi des dizaines de personnes, principalement des musulmans, dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à l’arme automatique, devant le Centre américain, qui a fait quatre morts la veille parmi des policiers indiens. Le chef de la police de Calcutta, Sujoy Chakraborty, a indiqué que deux ressortissants du Bangladesh et au moins un érudit islamique, dont l’identité n’a pas été révélée, figuraient parmi quelque 50 personnes interrogées, alors que les enquêteurs poursuivent «certaines pistes». Des sources policières ont cependant fait état de «plusieurs centaines» d’interpellations depuis l’attaque, ce qui a suscité des réactions inquiètes au sein de la communauté musulmane. «Les musulmans sont harcelés», a déclaré Siddikullah Chowdhury, président du forum politique Jamiat-Ulema-Hind, en mettant en garde le gouvernement régional dominé par des communistes contre les risques d’une approche répressive. Un autre responsable musulman, Nur Rahman Barkati, qui dirige la prière à la mosquée Tipu Sultan de Calcutta, a affirmé que la police utilisait l’attaque de mardi pour «commettre des atrocités» contre la communauté. «C’est injuste. Nous sommes autant indiens que les autres», a-t-il dit. Enfin, selon Idris Ali, président du All-India Minority Forum, «des forces inconnues essaient de créer un conflit entre hindous et musulmans, ce qui est dangereux pour la paix à Calcutta». Les enquêteurs ne sont arrivés, pour l’instant, à aucune conclusion sur les motifs de l’attaque de mardi matin. Selon des témoins, quatre hommes armés circulant à moto ont ouvert le feu en direction du Centre américain de Calcutta, tuant quatre policiers indiens et faisant 20 blessés. Aucun Américain ne figure parmi les victimes. Les policiers étaient en train de procéder à une relève de garde au moment de l’attaque. Ils ont été pris par surprise et n’ont pas été en mesure de riposter. Les assaillants ont réussi à s’enfuir, déclenchant une vaste chasse à l’homme à Calcutta et dans la région. Le Centre américain, qui a rouvert mercredi matin, abrite notamment une bibliothèque et un centre d’informations. Ses activités sont financées par le département d’État. Il n’est pas établi avec certitude que les assaillants visaient le Centre américain. Une hypothèse circule selon laquelle c’est la police qui était la cible. «Il apparaît presque certain que l’attaque visait plus l’État indien que des intérêts américains», a estimé mercredi le quotidien Times of India. Une équipe fédérale de New Delhi est attendue à Calcutta pour l’enquête. L’attaque a été qualifiée de «terroriste» par les autorités indiennes et certains responsables ont, une nouvelle fois, montré du doigt le Pakistan voisin, qui a aussitôt rejeté ces accusations «sans fondement». L’attaque à Calcutta, capitale du Bengale occidental, a suscité une vive émotion en Inde, où la population est encore sous le choc d’une opération-suicide le 13 décembre, attribuée à des islamistes, contre le Parlement fédéral de New Delhi, qui a provoqué une dangereuse escalade militaire avec le Pakistan.
La police de Calcutta a interpellé mercredi des dizaines de personnes, principalement des musulmans, dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à l’arme automatique, devant le Centre américain, qui a fait quatre morts la veille parmi des policiers indiens. Le chef de la police de Calcutta, Sujoy Chakraborty, a indiqué que deux ressortissants du Bangladesh et au moins un érudit islamique, dont l’identité n’a pas été révélée, figuraient parmi quelque 50 personnes interrogées, alors que les enquêteurs poursuivent «certaines pistes». Des sources policières ont cependant fait état de «plusieurs centaines» d’interpellations depuis l’attaque, ce qui a suscité des réactions inquiètes au sein de la communauté musulmane. «Les musulmans sont harcelés», a déclaré Siddikullah Chowdhury, président du forum...