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ÉGYPTE Adoption d’une loi annulant la zone franche de Port-Saïd

Le Parlement égyptien a adopté une loi annulant, après une période transitoire de cinq ans, la zone franche de la ville de Port-Saïd, à l’entrée du canal de Suez, a-t-on appris hier auprès de l’Assemblée. Au cours des cinq années qui précéderont l’annulation de la zone franche, les quotas d’importations fixés par le gouvernement pour les commerçants et hommes d’affaires de Port-Saïd seront réduits graduellement, selon la nouvelle législation. «L’annulation de la zone franche a été décidée et Port-Saïd perdra l’avantage de la vente hors taxe, après la levée de l’interdiction de l’importation du prêt-à-porter», a déclaré le ministre des Finances Medhat Hassanein devant le Parlement. En vertu des accords avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le gouvernement égyptien doit autoriser à partir de janvier l’importation du prêt-à-porter, jusqu’ici interdite. Anticipant une telle ouverture, le gouvernement a imposé début janvier des tarifs douaniers dissuasifs sur le prêt-à-porter, pour protéger son industrie locale et prévenir une aggravation du déficit commercial. Cette augmentation sans préavis des tarifs douaniers a provoqué la colère des commerçants de Port-Saïd qui ont manifesté pendant plusieurs jours, début janvier. L’ancien président Anouar el-Sadate avait créé la zone franche de Port-Saïd en 1976 comme symbole de sa politique «d’ouverture économique», après plus de vingt ans de socialisme sous son prédécesseur Gamal Abdel Nasser. Très florissante au début, cette zone franche était jusqu’au milieu des années 1980 le seul endroit où les Égyptiens pouvaient se procurer toutes sortes de marchandises importées. Mais elle a perdu progressivement son intérêt, alors que l’Égypte libéralisait son économie et levait les interdictions sur les importations.
Le Parlement égyptien a adopté une loi annulant, après une période transitoire de cinq ans, la zone franche de la ville de Port-Saïd, à l’entrée du canal de Suez, a-t-on appris hier auprès de l’Assemblée. Au cours des cinq années qui précéderont l’annulation de la zone franche, les quotas d’importations fixés par le gouvernement pour les commerçants et hommes d’affaires de Port-Saïd seront réduits graduellement, selon la nouvelle législation. «L’annulation de la zone franche a été décidée et Port-Saïd perdra l’avantage de la vente hors taxe, après la levée de l’interdiction de l’importation du prêt-à-porter», a déclaré le ministre des Finances Medhat Hassanein devant le Parlement. En vertu des accords avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le gouvernement égyptien doit autoriser...