Symboles en leur temps du statut social des habitants de l’île puis distraction pour touristes, les pousse-pousse hauts en couleurs de Hong Kong sont en voie de disparition. Il n’y a plus que quatre pousse-pousse officiellement déclarés, dont les licences doivent être renouvelées cette année. Mais jusqu’à présent, personne ne s’est porté candidat. Ces frêles carrioles rouges à capotes vertes surchargées ont animé les rues de Hong Kong aux premiers temps de l’Administration britannique. Offrant un service de porte-à-porte, leur succès s’est rapidement propagé auprès des riches et des puissants. Au summum de leur gloire, au milieu des années 1920, ils étaient plus de 3 000 pousse-pousse à Hong Kong, selon les historiens locaux. Mais l’avènement d’autres modes de transport a mis un frein aux affaires. «Quand, avec les années 1930, les routes ont commencé à être meilleures et les transports publics plus sophistiqués, les affaires ont commencé à décliner», explique le professeur Ho Pui-yin, qui enseigne à l’Université chinoise de Hong Kong. En 1933, la China Motor Bus, une compagnie locale de bus créée par un ancien pousse-pousse devenu une célébrité locale, Ngan Shing-kwan, entra en service. Les usagers optèrent rapidement pour cette alternative à la fois plus rapide et plus abordable. L’ancien symbole de l’Orient est dorénavant engagé sur le chemin de l’oubli. Il y a bien encore six pousse-pousse garés devant le terminal Star Ferry, mais il n’y a personne pour les tirer. «Certains sont morts, d’autres n’ont plus envie de venir. Ils sont simplement trop vieux», dit Chan Mei-Choi, lui-même pousse-pousse. Les fameuses carrioles n’attirent même plus les touristes qui payaient 100 dollars locaux (13 dollars américains) il y a encore quelques années pour une promenade le long de la mer. «Je suis parfois resté ici des jours sans gagner un cent», dit Chan, 61 ans, recroquevillé dans son pousse-pousse. L’Office de tourisme de Hong Kong dit ne pas avoir de projet pour conserver et rafistoler les pousse-pousse en guise d’attraction touristique.
Symboles en leur temps du statut social des habitants de l’île puis distraction pour touristes, les pousse-pousse hauts en couleurs de Hong Kong sont en voie de disparition. Il n’y a plus que quatre pousse-pousse officiellement déclarés, dont les licences doivent être renouvelées cette année. Mais jusqu’à présent, personne ne s’est porté candidat. Ces frêles carrioles rouges à capotes vertes surchargées ont animé les rues de Hong Kong aux premiers temps de l’Administration britannique. Offrant un service de porte-à-porte, leur succès s’est rapidement propagé auprès des riches et des puissants. Au summum de leur gloire, au milieu des années 1920, ils étaient plus de 3 000 pousse-pousse à Hong Kong, selon les historiens locaux. Mais l’avènement d’autres modes de transport a mis un frein aux affaires....
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