Arabie séoudite Powell dément l’intention de Ryad de fermer les bases US
le 19 janvier 2002 à 00h00
Le secrétaire d’État américain Colin Powell a démenti hier que l’Arabie ait l’intention de demander la fermeture des bases américaines sur son territoire, soulignant toutefois que la présence des États-Unis dans le Golfe faisait l’objet d’évaluations en permanence. «J’ai discuté avec les responsables séoudiens au niveau le plus élevé, dont mon homologue, le ministre des Affaires étrangères Seoud (el-Fayçal), pratiquement tous les deux jours la semaine dernière, et il n’y a eu aucune discussion à ce sujet», a déclaré le chef de la diplomatie américaine au cours d’une conférence de presse à Katmandou. «Mais simultanément, nous évaluons en permanence notre présence dans cette partie du monde pour voir si elle est correctement distribuée entre les différents pays de la région», a-t-il ajouté. «Il n’y a rien dans cette affaire qui mérite mon attention ou celle du secrétaire (à la Défense Donald) Rumsfeld pour le moment», a estimé M. Powell. La Maison-Blanche avait manifesté sa surprise devant les informations rapportées hier par le quotidien Washington Post selon lesquelles l’Arabie séoudite envisagerait de demander le départ des forces américaines stationnées sur son territoire. Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a déclaré : «À ma connaissance, aucun responsable séoudien n’a fait part de telles intentions». «Le président George W. Bush a eu la semaine dernière un entretien téléphonique avec le prince héritier Abdallah à bord d’Air Force One et nos relations sont aussi solides qu’elles l’ont jamais été», a ajouté M. Fleischer. «Le président estime que les arrangements actuels (avec Ryad) fonctionnent et fonctionnent bien», a poursuivi le porte-parole en affirmant que la coopération séoudienne était «très solide, très utile et très bénéfique à la stabilité de la région». La perte d’un accès à une base aérienne clé en Arabie séoudite créerait des difficultés pour les forces américaines dans la région, à moins d’en créer une autre ailleurs, a reconnu vendredi le secrétaire de l’armée de l’air américaine. L’armée américaine, qui a environ 5 000 hommes en Arabie séoudite, a mené ses opérations aériennes en Afghanistan à partir du tout nouveau centre de commande à la Prince Sultan Air Base (PSAB). Le secrétaire de l’US Air Force James Roche a indiqué à des journalistes qu’on ne lui avait pas demandé de considérer d’autres solutions pour les opérations aériennes en Afghanistan à partir de l’Arabie séoudite, et que les Séoudiens avaient «coopéré dans tout ce qui leur avait été demandé». Le Washington Post, citant des responsables séoudiens, avait affirmé que les dirigeants de Ryad étaient de plus en plus gênés par la présence des troupes américaines sur leur territoire et envisageaient d’en demander bientôt le départ. Le Post cite un responsable séoudien dont l’identité n’est pas révélée selon lequel le gouvernement de Ryad estime que les États-Unis ont abusé de l’hospitalité séoudienne. Ce responsable a ajouté que l’Arabie séoudite voulait montrer qu’elle pouvait assurer sa propre défense, la présence de troupes américaines étant devenue un argument exploité par ses détracteurs. En fin de soirée, un autre responsable séoudien a affirmé que le départ des troupes américaines stationnées dans son pays n’avait pas été soulevé «officiellement» de part et d’autre. «Ce sujet n’a pas été soulevé officiellement», a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat, ajoutant que les «Américains sont libres de partir s’ils le veulent».
Le secrétaire d’État américain Colin Powell a démenti hier que l’Arabie ait l’intention de demander la fermeture des bases américaines sur son territoire, soulignant toutefois que la présence des États-Unis dans le Golfe faisait l’objet d’évaluations en permanence. «J’ai discuté avec les responsables séoudiens au niveau le plus élevé, dont mon homologue, le ministre des Affaires étrangères Seoud (el-Fayçal), pratiquement tous les deux jours la semaine dernière, et il n’y a eu aucune discussion à ce sujet», a déclaré le chef de la diplomatie américaine au cours d’une conférence de presse à Katmandou. «Mais simultanément, nous évaluons en permanence notre présence dans cette partie du monde pour voir si elle est correctement distribuée entre les différents pays de la région», a-t-il ajouté....
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