De son vrai nom: Achod Malakian. Donc d’origine arménienne, né en 1920 (en Turquie), il n’avait pas tardé à s’installer en France, où il était devenu Henri Verneuil. Arts décoratifs, journalisme, radio... mais c’est le cinéma qui l’attire en priorité. Après un passage rapide par la bonne école de l’assistanat et du court métrage, il peut réaliser son premier long métrage en 1951: grâce à Fernandel, une des vedettes favorites du public, qui lui demande de le diriger dans La table aux crevés. Tous deux feront de nouveau équipe pour Le fruit défendu (52), La vache et le prisonnier (59) et quelques autres films à succès. Il dirigera souvent, également, l’excellente comédienne Françoise Arnoul (Le fruit défendu, déjà cité, et Des gens sans importance – 56). Mais c’est surtout le grand Jean Gabin qui lancera – en force – la carrière du cinéaste Verneuil: Le Président, en 60 – Un singe en hiver, avec aussi Belmondo (62) – Mélodie en sous-sol (avec Alain Delon – 63) – Le clan des Siciliens (encore Delon – 69). Belmondo, lui aussi, se retrouvera souvent en vedette devant les caméras de Verneuil, tout comme, d’ailleurs, Lino Ventura. Verneuil n’a jamais fait dans le génie. Il pratiquait un cinéma solide, carré, un peu l’équivalent «made in France» du travail des bons artisans d’Hollywood (Clarence Brown, Michael Curtiz, Delmer Daves, Henry Hathaway, Stanley Kramer, John Sturges, tant d’autres). On a dit de Verneuil qu’il était «le plus américain des cinéastes français»: voir La 25e heure, avec Anthony Quinn (66), et Le Serpent (73), film d’espionnage réussi où jouaient Henry Fonda, Yul Brynner et Dirk Bogarde. En un sens, la remarque est valable, quant au savoir-faire technique du metteur en scène. Mais son inspiration restait bel et bien «française», et il a rappelé son origine arménienne, avec amour et nostalgie, dans les deux derniers films qu’il a réalisés, Mayrig et 588, rue Paradis.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats De son vrai nom: Achod Malakian. Donc d’origine arménienne, né en 1920 (en Turquie), il n’avait pas tardé à s’installer en France, où il était devenu Henri Verneuil. Arts décoratifs, journalisme, radio... mais c’est le cinéma qui l’attire en priorité. Après un passage rapide par la bonne école de l’assistanat et du court métrage, il peut réaliser son premier long métrage en 1951: grâce à Fernandel, une des vedettes favorites du public, qui lui demande de le diriger dans La table aux crevés. Tous deux feront de nouveau équipe pour Le fruit défendu (52), La vache et le prisonnier (59) et quelques autres films à succès. Il dirigera souvent, également, l’excellente comédienne Françoise Arnoul (Le fruit défendu, déjà cité, et Des gens sans importance – 56). Mais c’est surtout le grand Jean Gabin...