Islamabad renforce le contrôle sur les milieux religieux
le 17 janvier 2002 à 00h00
La police pakistanaise a commencé à contrôler l’activité des responsables religieux des mosquées et la situation des étudiants étrangers vivant dans les madrassas (écoles coraniques) de la province de Sindh (sud), a-t-on appris mercredi auprès des autorités locales. La situation des quelque 11 000 étudiants étrangers, qui habitent depuis plusieurs années dans environ 2 100 madrassas, est actuellement en cours d’examen par la police, a indiqué un responsable de la police de cette province, Mukhtar Sheikh. «Nous allons vérifier leurs documents de voyage, le but de leur séjour au Pakistan et s’ils sont impliqués ou non dans une activité illégale», a dit cette source. Les musulmans étrangers doivent satisfaire aux exigences du gouvernement concernant leur séjour dans le pays, faute de quoi ils seront expulsés vers leur pays d’origine, a dit le responsable de la police. Le gouvernement a aussi décidé d’enregistrer les sermons du vendredi des reponsables religieux dans les grandes mosquées. «Si un responsable religieux est convaincu d’avoir fait un sermon diffusant la haine de l’État ou promouvant l’extrémisme, la mosquée ou la madrassa sera placée sous scellés et son responsable sera poursuivi conformément à la loi antiterrorisme», a-t-il dit. Ces mesures sont conformes aux décisions annoncées samedi par le président Musharraf dans son discours télévisé à la nation et personne ne sera autorisé à violer la loi, selon la même source. Dans ce discours, M. Musharraf avait interdit cinq groupes extrémistes et s’était engagé à imposer des règles aux madrassas qui échappaient encore à tout contrôle. Le président avait notamment déclaré que toutes les mosquées devraient être enregistrées et qu’aucune nouvelle mosquée ne pourrait être construite sans une autorisation du gouvernement. «Le jour du bilan est arrivé», avait-il averti, soulignant que le pays était confronté à un choix, celui de devenir un État théocratique ou une nation islamique, progressiste et dynamique. Suite à ce discours, la police avait arrêté plus de 1 900 militants des cinq organisations devenues hors la loi, dont les groupes militants cachemiris Lashkar-e-Taiba et Jaish-e-Mohammad. Pour barrer la route à la violence extrémiste, M. Musharraf avait interdit le groupe sunnite Sipah-i-Sahaba Pakistan (SSP) et son homologue chiite Tehreek-i-Jafria Pakistan (TJP). Le groupe Tehreek-i-Nifaz-e-Shariat Mohammadi, qui a envoyé des milliers de volontaires en Afghanistan pour combattre aux côtés des talibans, a également été mis hors la loi. «La police a reçu des directives pour contrôler et empêcher toute activité de ces groupes, s’ils organisent des manifestations ou s’ils expriment leurs protestations par des graffitis sur les murs ou des publications», selon la police. Tous les locaux des groupes interdits ont déjà été placés sous scellés.
La police pakistanaise a commencé à contrôler l’activité des responsables religieux des mosquées et la situation des étudiants étrangers vivant dans les madrassas (écoles coraniques) de la province de Sindh (sud), a-t-on appris mercredi auprès des autorités locales. La situation des quelque 11 000 étudiants étrangers, qui habitent depuis plusieurs années dans environ 2 100 madrassas, est actuellement en cours d’examen par la police, a indiqué un responsable de la police de cette province, Mukhtar Sheikh. «Nous allons vérifier leurs documents de voyage, le but de leur séjour au Pakistan et s’ils sont impliqués ou non dans une activité illégale», a dit cette source. Les musulmans étrangers doivent satisfaire aux exigences du gouvernement concernant leur séjour dans le pays, faute de quoi ils seront expulsés...
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