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Human Rights Watch dénonce la dérive de la lutte antiterroriste

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a mis en garde les États-Unis contre une exploitation de leur guerre antiterroriste qui, selon elle, justifie les mesures liberticides mises en œuvre notamment en Arabie séoudite, en Égypte ou en Russie. Les initiatives, telles que les tribunaux d’exception auxquels Washington compte faire appel pour juger les terroristes présumés, pourraient en outre remettre en cause la capacité des États-Unis à s’élever contre les violations des droits de l’homme à travers le monde, poursuit l’organisation dans son rapport annuel de 670 pages. «Les terroristes jugent que leur cause justifie tout. La lutte contre la terreur ne doit pas se laisser aller à cette logique», souligne Kenneth Roth, directeur général de l’organisation new-yorkaise. «Pour un nombre trop grand de pays, le credo antiterroriste apporte de nouvelles raisons d’ignorer les droits de l’homme», poursuit-il. Human Rights Watch stigmatise le «silence honteux» des États-Unis, imités par d’autres puissances occidentales, au sujet des abus commis par le gouvernement d’Arabie séoudite, patrie d’Oussama Ben Laden et de nombre de ses disciples. Elle tire également à boulets rouges sur l’Égypte dont la stabilité est assurée par la répression. En ce qui concerne la Russie, l’organisation accuse le président Vladimir Poutine d’avoir embrassé la cause antiterroriste pour justifier la brutale campagne menée en Tchétchénie. La Chine a également saisi cette opportunité pour réprimer l’agitation de la province du Xinjiang, ajoute-t-elle.
L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a mis en garde les États-Unis contre une exploitation de leur guerre antiterroriste qui, selon elle, justifie les mesures liberticides mises en œuvre notamment en Arabie séoudite, en Égypte ou en Russie. Les initiatives, telles que les tribunaux d’exception auxquels Washington compte faire appel pour juger les terroristes présumés, pourraient en outre remettre en cause la capacité des États-Unis à s’élever contre les violations des droits de l’homme à travers le monde, poursuit l’organisation dans son rapport annuel de 670 pages. «Les terroristes jugent que leur cause justifie tout. La lutte contre la terreur ne doit pas se laisser aller à cette logique», souligne Kenneth Roth, directeur général de l’organisation new-yorkaise. «Pour un...