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Vie politique Hamadé : Revenons au Conseil des ministres

Le ministre des Déplacés, M. Marwan Hamadé, a estimé, dans une interview à la Voix du Liban, que les crises qui éclatent entre les pôles du pouvoir sont dues au déséquilibre du système issu de l’accord de Taëf «qui a consacré la séparation des pouvoirs dans la Constitution, mais qui a mélangé les pouvoirs dans la pratique». M. Hamadé s’est déclaré en faveur d’un «rétablissement du rôle du Conseil des ministres en tant que tête de l’autorité exécutive pour une participation de tous à l’élaboration des décisions», estimant que «le problème posé par le clientélisme s’explique par le fait que le Liban ne s’est toujours pas débarrassé de la mentalité favorable aux cantons qui ont cependant cessé d’être des cantons miliciens pour devenir des cantons administratifs». Selon lui, il est impératif que les hommes politiques fassent passer l’intérêt national avant tout. M. Hamadé a appelé le gouvernement à «traiter de manière plus sérieuse la crise socio-économique», jugeant «inadmissible» que le conflit se poursuive autour de la nomination d’un fonctionnaire, en allusion au récent différend entre les chefs du Parlement, Nabih Berry, et du gouvernement, Rafic Hariri, au sujet de la nomination d’un directeur général de la CNSS. De manière plus générale, le ministre a considéré que le Liban fait face à une «convergence de conjonctures qui détermineront son sort et celui de ses crises», avant de mettre en garde contre un report du sommet arabe, prévu en mars prochain à Beyrouth, «quelles que soient les considérations». Il a rejeté les critiques qui ont ponctué la ratification de l’accord d’association libano-européenne, mais dans le même temps, il a affirmé redouter des obstacles qui compromettront l’approbation définitive du texte . Ce que M. Hamadé craint, c’est que des «pressions soient exercées sur le Liban et que des conditions soient posées au pays par des États européenns qui s’alignent sur la politique américaine».
Le ministre des Déplacés, M. Marwan Hamadé, a estimé, dans une interview à la Voix du Liban, que les crises qui éclatent entre les pôles du pouvoir sont dues au déséquilibre du système issu de l’accord de Taëf «qui a consacré la séparation des pouvoirs dans la Constitution, mais qui a mélangé les pouvoirs dans la pratique». M. Hamadé s’est déclaré en faveur d’un «rétablissement du rôle du Conseil des ministres en tant que tête de l’autorité exécutive pour une participation de tous à l’élaboration des décisions», estimant que «le problème posé par le clientélisme s’explique par le fait que le Liban ne s’est toujours pas débarrassé de la mentalité favorable aux cantons qui ont cependant cessé d’être des cantons miliciens pour devenir des cantons administratifs». Selon lui, il est...