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Le face-à-face armé se poursuit à l’hôpital de Kandahar

Le face-à-face se poursuivait hier à l’hôpital de Kandahar, dans le sud-est de l’Afghanistan, où six combattants arabes armés étaient toujours retranchés et refusaient de se rendre, après le suicide d’un septième la veille lors d’une tentative de fuite. Ces Arabes sont présumés appartenir au réseau terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, le millionnaire séoudien recherché par les États-Unis pour les attentats du 11 septembre. Leurs nationalités et leurs identités ne sont pas connues, mais la plupart seraient originaires du Yémen. Le pavillon de l’hôpital Mirwais où ils sont retranchés depuis un mois était surveillé mercredi par un dispositif de sécurité renforcé, en raison de la tentative de fuite de la veille. Une vingtaine d’hommes de Khan Mohammad, le chef militaire de la province de Kandahar, étaient déployés. «Nous attendons, nous sommes là pour assurer la sécurité et pour faire en sorte que les Arabes ne commettent pas d’actions extrêmes», a déclaré un responsable des gardes, Mohammad Ismaïl, 36 ans. «Depuis plusieurs jours, ils n’ont plus de vivres». «Mais je n’ai pas d’espoir qu’ils se rendent», a-t-il reconnu. Il a expliqué que ces volontaires islamistes voulaient mourir en martyrs plutôt que de risquer d’être livrés aux forces américaines déployées sur l’aéroport de Kandahar. «Nous continuons à leur demander de se rendre, de ne pas se tuer, mais ils veulent continuer leur jihad», leur guerre sainte, a raconté un garde, Abdel Nabi, 27 ans. Initialement, douze Arabes blessés par les bombardements américains avaient été admis à l’hôpital en novembre. Avant de fuir Kandahar début décembre, des talibans leur ont apporté des armes pour qu’ils puissent se protéger. «Ils ont des grenades et des pistolets. Ils se feront exploser, ou bien nous les tuerons, nous y serons forcés», a prévenu Mohammad Ismaïl. Mardi à l’aube, l’un des Arabes a tenté de s’échapper du pavillon et a été cerné par des gardes. Il s’est suicidé en déclenchant des explosifs attachés sur lui. Son corps a été enterré dans la nuit au cimetière de Loy Wala, dans les faubourgs de Kandahar, selon Mohammad Ismaïl. C’est là que se trouvent aussi les tombes d’une cinquantaine d’autres volontaires arabes tués par les bombardements. Mais un monticule de terre, érigé par des mains anonymes, était visible mercredi à l’endroit où le corps gisait la veille, sur un coin de pelouse desséchée, entre deux pavillons de l’hôpital. Selon la tradition, il était orienté vers La Mecque, la Ville sainte des musulmans. La poursuite du face-à-face à l’hôpital préoccupe clairement les nouvelles autorités de Kandahar. Khaled Pashtun, porte-parole du gouverneur Haji Gul Agha, l’a même qualifiée de «déshonorante». Selon lui, la cause du problème est que l’hôpital est contrôlé non par les forces du gouverneur, mais par celles de Khan Mohammad, le chef militaire de la province. «Nous avons proposé que nos forces prennent en charge l’hôpital, mais malheureusement, Khan Mohammad n’a pas accepté», a-t-il déclaré. Il a implicitement accusé des hommes de Khan Mohammad d’avoir laissé les Arabes recevoir des vivres, ce qui leur a permis de tenir aussi longtemps. Selon le porte-parole, les troupes du gouverneur seraient en mesure de résoudre le problème très rapidement, «mais les forces spéciales américaines ne souhaitent pas que nous le fassions». À la base installée sur l’aéroport de Kandahar, un porte-parole du corps des Marines a assuré mardi que les forces américaines n’avaient pas l’intention d’intervenir. «Nous continuons à surveiller la situation, ce n’est pas quelque chose que nous contrôlons», a déclaré le major Chris Hughes. «On ne nous a pas demandé de participer à cela, et nous respectons la souveraineté de l’administration locale», a-t-il dit. Mais à l’hôpital, des gardes s’attendaient mercredi à une issue rapide. «Les Américains veulent que cette situation prenne fin aussi vite que possible», a déclaré l’un d’eux sous couvert d’anonymat.
Le face-à-face se poursuivait hier à l’hôpital de Kandahar, dans le sud-est de l’Afghanistan, où six combattants arabes armés étaient toujours retranchés et refusaient de se rendre, après le suicide d’un septième la veille lors d’une tentative de fuite. Ces Arabes sont présumés appartenir au réseau terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, le millionnaire séoudien recherché par les États-Unis pour les attentats du 11 septembre. Leurs nationalités et leurs identités ne sont pas connues, mais la plupart seraient originaires du Yémen. Le pavillon de l’hôpital Mirwais où ils sont retranchés depuis un mois était surveillé mercredi par un dispositif de sécurité renforcé, en raison de la tentative de fuite de la veille. Une vingtaine d’hommes de Khan Mohammad, le chef militaire de la province de Kandahar,...