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Actualités - Chronologie

États-Unis Le plan de relance repoussé pour l’après-récession

Le président George W. Bush et l’opposition démocrate font plus que jamais campagne sur la nécessité de venir en aide à l’économie américaine, mais un éventuel plan de relance a peu de chances de voir le jour avant la fin de l’année, après la sortie attendue de la récession. Reconnaissant son incapacité à faire adopter rapidement par le Sénat – contrôlé par les démocrates – son programme de relance, le président républicain a promis lundi d’inclure ce plan dans le budget de l’État pour 2003. Le projet de budget pour 2003 sera transmis au Congrès le 4 février. L’année fiscale 2003 démarre toutefois seulement le 1er octobre et les mesures de relance, si elles sont adoptées, n’entreraient en vigueur qu’au dernier trimestre. Selon la Maison-Blanche, qui promet de dynamiser l’économie depuis les attentats du 11 septembre contre New York et Washington, le prochain budget fédéral comprendra le plan de relance de 100 milliards de dollars voté fin octobre par la Chambre des représentants, dominée par les républicains, mais bloqué depuis au Sénat. Ce programme était principalement axé sur de nouvelles réductions d’impôts pour les entreprises et les particuliers. Outre qu’elles arriveront trop tard pour aider à sortir de la récession, car l’économie américaine devrait retrouver, selon les experts, le chemin de la croissance avant l’été, les mesures de relance prônées par M. Bush auront du mal à être adoptées en l’état par le Sénat. Signe de la ferme volonté des démocrates de continuer à batailler ferme, le chef de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, a présenté vendredi un «contre-programme» de relance totalement opposé à celui défendu par le président. Le plan de M. Daschle, qui accuse M. Bush d’avoir dilapidé les excédents budgétaires du pays et d’avoir «probablement aggravé la récession» par les réductions massives d’impôts décidées l’an dernier (1 350 milliards de dollars sur 11 ans), repose notamment sur une augmentation des dépenses publiques, des aides aux chômeurs et des baisses fiscales pour les plus démunis. Malgré les appels de M. Bush à cesser les «chamailleries partisanes» et à retrouver en matière économique le même consensus prévalant dans la guerre contre le terrorisme, les divergences entre républicains et démocrates risquent de s’aggraver en cette année électorale avec les législatives partielles de novembre prochain (renouvellement de la Chambre des représentants et d’un tiers du Sénat). Le retard sans cesse grandissant dans l’adoption d’un programme de relance n’inquiète pas outre mesure les analystes qui prévoient, dans leur immense majorité, une sortie de la récession dès le premier ou le deuxième trimestre 2002. Certains experts notent néanmoins que des mesures de relance pourraient aider à renforcer la montée en puissance de la croissance qui s’annonce plus faible que lors des précédentes sorties de récession. Selon les prévisions de 55 économistes interrogés récemment par le Wall Street Journal, le produit intérieur brut (PIB) américain devrait progresser de 3,6 % au deuxième semestre en rythme annuel. Ce qui est loin des 7 % de croissance moyenne constatée dans les mois ayant suivi les neuf précédentes récessions depuis 1945. La Réserve fédérale (Fed) table également sur une fin prochaine de la récession et une reprise en douceur de la croissance. «Bien que nous allions probablement voir encore une baisse du PIB pendant un ou deux autres trimestres, je pense que nous atteindrons environ 3 % de croissance pendant les six derniers mois de cette année en rythme annuel», a affirmé lundi le président de la banque de Réserve fédérale d’Atlanta, Jack Guynn.
Le président George W. Bush et l’opposition démocrate font plus que jamais campagne sur la nécessité de venir en aide à l’économie américaine, mais un éventuel plan de relance a peu de chances de voir le jour avant la fin de l’année, après la sortie attendue de la récession. Reconnaissant son incapacité à faire adopter rapidement par le Sénat – contrôlé par les démocrates – son programme de relance, le président républicain a promis lundi d’inclure ce plan dans le budget de l’État pour 2003. Le projet de budget pour 2003 sera transmis au Congrès le 4 février. L’année fiscale 2003 démarre toutefois seulement le 1er octobre et les mesures de relance, si elles sont adoptées, n’entreraient en vigueur qu’au dernier trimestre. Selon la Maison-Blanche, qui promet de dynamiser l’économie depuis les...