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Actualités - Chronologie

Automobile Polémique autour de l’interdiction de la location de voitures en Syrie

Une loi entrée récemment en vigueur et interdisant aux Syriens de louer des voitures a soulevé une vive polémique dans un pays où des taxes exorbitantes mettent l’achat d’une voiture hors de portée de la plupart des bourses. Cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier, affecte des dizaines de milliers de Syriens qui avaient recours à la location longue durée pour éviter les lourdes taxes pesant sur le prix des voitures. Désormais, seuls les étrangers et les Syriens non résidents sont autorisés à louer une voiture. Le journal économique al-Iqtissadiya a qualifié cette décision de «ridicule», accusant le gouvernement de «privilégier les étrangers au détriment des Syriens» et de «traiter les erreurs commises par d’autres erreurs». «Il s’agit d’une décision improvisée (...) l’État ne semble pas se préoccuper (des intérêts) des citoyens», a affirmé un avocat qui a requis l’anonymat. Depuis le début de l’année, il a abandonné la voiture qu’il louait depuis cinq ans pour se déplacer en taxi. En dépit d’une loi promulguée en juillet 2000 autorisant les particuliers d’importer eux-mêmes des voitures et d’une baisse des taxes en janvier 2000, l’achat d’une voiture reste inaccessible pour la majorité des Syriens dans un pays où le salaire moyen mensuel se situe aux alentours de 150 dollars. Ainsi on comptait en 1999 moins d’une voiture (0,86 %) pour 100 personnes, alors que ce taux était de 1,05 % en 1985. Les taxes exorbitantes, imposées initialement dans les années cinquante pour protéger les industries nationales, demeurent les plus élevées au monde, variant entre 145 % et 196 % selon le volume des véhicules et le prix d’un véhicule en Syrie atteint le triple de celui pratiqué dans les pays voisins. Selon le point de vue officiel, les taxes élevées sur les voitures visaient à restreindre les importations, contrôler la sortie des devises et stabiliser le cours de la livre syrienne. Mais pour l’économiste Samir Seifane, «cette politique semble logique à prime abord, mais elle a été appliquée de façon trop sévère et pendant trop longtemps» et «a engendré des résultats inverses». L’interdiction infligée pendant des années aux particuliers d’importer des voitures a constitué «une discrimination injustifiée qui a nui à la croissance économique, au climat social et au moral des Syriens», a-t-il estimé. La faible proportion de voitures par nombre d’habitants est selon lui un «mauvais indice économique et social». M. Seifane demande que le gouvernement s’appuie dans ses décisions sur «des experts spécialisés» et non sur «des rapports élaborés par des fonctionnaires bureaucrates». Même le journal gouvernemental Techrine avait critiqué en juillet 2000 cette politique de taxation. «Si dans la logique gouvernementale la voiture est un produit de luxe, alors pourquoi le gouvernement possède-t-il une flotte de voitures comme nul autre gouvernement dans le monde ?» s’était interrogé le journal. «Les institutions gouvernementales n’ont pas besoin de toutes ces voitures, mais la plupart d’entre elles sont attribuées aux cadres pour compenser leurs bas salaires», avait ajouté le quotidien officiel syrien. Selon des chiffres officiels, le nombre de voitures enregistrées au ministère du Transport (n’incluant pas les voitures de l’armée et des services de sécurité) était en 1998 de 138 900 pour une population de 18 millions d’habitants.
Une loi entrée récemment en vigueur et interdisant aux Syriens de louer des voitures a soulevé une vive polémique dans un pays où des taxes exorbitantes mettent l’achat d’une voiture hors de portée de la plupart des bourses. Cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier, affecte des dizaines de milliers de Syriens qui avaient recours à la location longue durée pour éviter les lourdes taxes pesant sur le prix des voitures. Désormais, seuls les étrangers et les Syriens non résidents sont autorisés à louer une voiture. Le journal économique al-Iqtissadiya a qualifié cette décision de «ridicule», accusant le gouvernement de «privilégier les étrangers au détriment des Syriens» et de «traiter les erreurs commises par d’autres erreurs». «Il s’agit d’une décision improvisée (...) l’État ne semble pas se...