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Actualités - Chronologies

Les changeurs du marché noir - pourraient être interdits

Les autorités de Kaboul envisagent d’interdire les activités de milliers de changeurs illégaux qui prolifèrent dans les rues d’Afghanistan où le marché noir est roi. Ce sont ces cambistes de fortune qui déterminent le cours de l’afghani, la monnaie locale, par rapport au dollar américain ou à la roupie pakistanaise. Ils représentent le véritable baromètre de l’économie du pays, même si leurs pratiques sont souvent influencées uniquement par les rumeurs. La campagne militaire américaine contre les talibans et leurs alliés d’el-Qaëda et l’installation du gouvernement intérimaire afghan ont fait passer l’afghani d’un taux de 80 000 pour un dollar (en août) à un taux de 24 000 pour un dollar, fin décembre. Hashim, proche conseiller du ministre des Finances Hedayat Amin Arsala, a indiqué que les nouvelles autorités se demandent si les cours de change ne doivent pas être déterminés uniquement par la Banque centrale d’Afghanistan. «Selon l’accord de Bonn, la Banque centrale d’Afghanistan doit devenir une banque centrale moderne, a rappelé Hashim. Sur cette base, le ministère est en train d’examiner si nous devons restreindre les transactions en devise étrangère à la Banque centrale ou donner des autorisations à des cambistes agréés». Le responsable afghan n’a pas précisé si les autorisations accordées par le précédent régime des talibans à un petit nombre de changeurs allaient rester en vigueur. La vaste majorité des changeurs ne dispose d’aucun permis. Une chose est sûre : pour parvenir à stabiliser l’économie de l’Afghanistan, les autorités doivent également stabiliser sa monnaie, très volatile, par rapport au dollar américain et à la roupie pakistanaise, a ajouté le conseiller. De nombreux changeurs soutiennent eux-mêmes l’idée d’une nouvelle réglementation. Samedi, alors que l’afghani se changeait à un taux de 380 pour une roupie pakistanaise et de 24 000 pour un dollar américain, Aziz-al-Rahman a dit qu’il était prêt à abandonner sa position de changeur au marché noir pour retrouver son ancien emploi d’enseignant. «Maintenant la situation est bonne. Je ferai ce que (les autorités) diront», a-t-il déclaré. «Allah est très bon et nous aidera», a surenchéri Gul Mohammad. Les cambistes fortunés citent différentes raisons pour leur soutien à un système de change autorisé. Ajmal, qui travaille pour le bureau de change Ansari Ltd, a expliqué que la multitude de changeurs au marché noir était nuisible au commerce. «Ils n’obéissent à aucune règle. Seules les grandes sociétés respectent les règles édictées par le gouvernement». De son côté, Shah Mardan, changeur bien établi à Kaboul, a déploré les fluctuations du cours de l’afghani en fonction des rumeurs de la journée. «Le taux monte et descend. À de nombreuses reprises, nous avons dit aux autorités d’agir contre les gens ordinaires qui se livrent à des activités de marché noir, mais personne ne nous écoute».
Les autorités de Kaboul envisagent d’interdire les activités de milliers de changeurs illégaux qui prolifèrent dans les rues d’Afghanistan où le marché noir est roi. Ce sont ces cambistes de fortune qui déterminent le cours de l’afghani, la monnaie locale, par rapport au dollar américain ou à la roupie pakistanaise. Ils représentent le véritable baromètre de l’économie du pays, même si leurs pratiques sont souvent influencées uniquement par les rumeurs. La campagne militaire américaine contre les talibans et leurs alliés d’el-Qaëda et l’installation du gouvernement intérimaire afghan ont fait passer l’afghani d’un taux de 80 000 pour un dollar (en août) à un taux de 24 000 pour un dollar, fin décembre. Hashim, proche conseiller du ministre des Finances Hedayat Amin Arsala, a indiqué que les...