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Actualités - Chronologies

La deuxième année - la plus chaude depuis 1860

L’année 2001 a toutes les chances d’être la deuxième année la plus chaude, avec 1988, depuis le premier relevé des températures en 1860, en raison du réchauffement planétaire, a indiqué Michel Jarraud, directeur général adjoint de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) basée à Genève. «La température moyenne à la surface de la terre devrait dépasser de 0,42 degré Celsius la norme calculée pour la période 1961-1990», a-t-il indiqué après avoir précisé que les données définitives seront connues dans le courant de l’année 2002. Neuf des dix années les plus chaudes depuis les tout premiers relevés de températures se situent à la fin du siècle dernier, dans la décennie 1990, y compris l’année 2000. Ce réchauffement n’a pas été contrarié par le phénomène La Nina qui a pour effet de refroidir la planète, notamment dans le Pacifique tropical. La Nina est l’inverse d’el Nino, le nom donné par les scientifiques au déplacement de courants marins d’eau chaude partant des côtes indonésiennes vers les côtes du continent américain à travers l’océan Pacifique. Pendant le XXe siècle, la planète s’est réchauffée de 0,6 degré et plus particulièrement depuis 1976, date à laquelle «la température moyenne à la surface du globe a progressé à un rythme environ trois fois plus rapide que celui qui a été calculé sur un siècle», précise l’OMM dans une note de synthèse. L’OMM et les instituts météorologiques internationaux qui lui sont affiliés ont d’ores et déjà constaté que 2001 sera la 23e année consécutive «où la température moyenne à la surface du globe aura dépassé la normale pour la période de référence 1961-1990», précise le document. D’une manière générale, 2001 a enregistré des températures moyennes supérieures à la normale sur une grande partie de la planète, sauf dans les régions du Pacifique nord et du Pacifique tropical, indique l’OMM. Au Japon, la température sera supérieure à la normale pour la cinquième année consécutive. En Norvège, la température moyenne de l’année sera supérieure de 0,3 à 0,5 degré à la moyenne 1961-1990, mais inférieure à celle de 2000 dont la moyenne a dépassé de 1,5 degré la moyenne 1961-90. Aux États-Unis, l’augmentation sera identique à celle constatée en 2000, l’année la plus chaude depuis 1895, tandis qu’au Canada 2001 sera l’année des records de températures, pour la 18e année consécutive. Même constat dans le centre de l’Angleterre où le mois d’octobre 2001 a été le plus chaud en 343 ans de relevés, souligne l’OMM. Ce réchauffement a également été enregistré au Danemark et en Allemagne où la température moyenne a été de 4 degrés supérieure à la moyenne depuis les relevés de la fin du XIXe siècle. En revanche, l’hiver 2000-01 a été particulièrement rigoureux en Russie qui a connu dans certaines régions quinze jours de températures proches de moins 60 degrés, souligne l’OMM. L’année 2001 a également été celle de pluies supérieures à la moyenne comme en Angleterre et au Pays de Galles, dans l’ouest et le centre de l’Australie, et dans le nord de la Zambie (le sud de ce pays a en revanche été affecté par la sécheresse). En France, entre octobre 2000 et mars 2001, de nombreux records de précipitation ont été battus, notamment dans l’ouest du pays, «dépassant de 20 à 40 % la moyenne annuelle», selon l’OMM. 2001 aura connu quinze ouragans et tempêtes tropicales, soit cinq de plus que la moyenne, dont le plus connu est l’ouragan Michelle, le plus violent ayant touché Cuba depuis 1952. «La recrudescence de l’activité cyclonique qui s’est amorcée en 1995 s’est poursuivie en 2001», a souligné Michel Jarraud. Enfin, l’OMM a noté d’importants déficits pluviométriques dans plusieurs régions du monde provoquant de sérieuses sécheresses, comme dans le centre et le sud de l’Asie, mais aussi au Kenya, dans les pays de la Corne de l’Afrique, au Brésil, ainsi que dans l’ouest des États-Unis et au Canada.
L’année 2001 a toutes les chances d’être la deuxième année la plus chaude, avec 1988, depuis le premier relevé des températures en 1860, en raison du réchauffement planétaire, a indiqué Michel Jarraud, directeur général adjoint de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) basée à Genève. «La température moyenne à la surface de la terre devrait dépasser de 0,42 degré Celsius la norme calculée pour la période 1961-1990», a-t-il indiqué après avoir précisé que les données définitives seront connues dans le courant de l’année 2002. Neuf des dix années les plus chaudes depuis les tout premiers relevés de températures se situent à la fin du siècle dernier, dans la décennie 1990, y compris l’année 2000. Ce réchauffement n’a pas été contrarié par le phénomène La Nina qui a pour effet...