Après un début de saison des plus hésitants, le Real Madrid a réussi l’intégration de sa recrue vedette, Zinédine Zidane, pour devenir une machine à gagner comparée à la grande équipe de Puskas, Di Stefano, Gento et Kopa. «La belle époque» : il y a quelques jours, le quotidien Marca mettait à la une, une photo artificiellement sépia du onze madrilène, expliquant que cette équipe allait entrer dans l’histoire au même titre que sa glorieuse aînée des années 1950. Ironie : début octobre, la presse espagnole s’interrogeait sur le recrutement de l’international français Zinédine Zidane et se demandait si avec les 75 millions d’euros dépensés, il n’aurait pas mieux valu acheter un avant-centre et deux défenseurs de qualité. Au début de la saison, les chiffres ne plaidaient pas en faveur de Zizou : avec le Français, le club venait d’enregistrer un des pires débuts de saison de son histoire, flirtant même avec les places de relégables. Maestro Zidane Sans lui (Zidane était suspendu), le Real alignait les victoires en Ligue des champions. Certains commentateurs affirmaient alors que le président Florentino Perez avait acheté «la star de trop», et estimaient que trop d’egos ne pouvaient cohabiter dans un même vestiaire. Et il est vrai que le Real sur le terrain n’était pas un modèle d’organisation, Roberto Carlos, Luis Figo, Raul et Zidane semblant se marcher sur les pieds alors que la défense montrait des absences inexplicables. Quelques semaines plus tard, le jeu du Real fait rêver et les résultats sont là. L’entraîneur Vicente Del Bosque a réussi à faire l’amalgame. La «Maison-Blanche» est revenue aux avant-postes de la Liga (2e), est en excellente position en seconde phase de la Ligue des champions (deux victoires en deux matches) et s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe d’Espagne. Le rêve du président Perez de signer un triplé historique semble à portée de main. Les solistes stars Luis Figo, Raul et Roberto Carlos ont appris à jouer dans l’orchestre dirigé à la baguette par Zinédine Zidane, surnommé le «maestro» par la presse, et à qui le retour de blessure d’Ivan Helguera a fourni un point d’appui convaincant. Du coup, les seconds violons, qui seraient sans doute des divas ailleurs, jouent leur partition à merveille. Fernando Morientes a retrouvé le chemin des filets, Claude Makelele et Helguera battent la mesure au milieu de terrain, et la défense est désormais solide, malgré quelques fausses notes persistantes. La cacophonie est devenue une symphonie magistrale.
Après un début de saison des plus hésitants, le Real Madrid a réussi l’intégration de sa recrue vedette, Zinédine Zidane, pour devenir une machine à gagner comparée à la grande équipe de Puskas, Di Stefano, Gento et Kopa. «La belle époque» : il y a quelques jours, le quotidien Marca mettait à la une, une photo artificiellement sépia du onze madrilène, expliquant que cette équipe allait entrer dans l’histoire au même titre que sa glorieuse aînée des années 1950. Ironie : début octobre, la presse espagnole s’interrogeait sur le recrutement de l’international français Zinédine Zidane et se demandait si avec les 75 millions d’euros dépensés, il n’aurait pas mieux valu acheter un avant-centre et deux défenseurs de qualité. Au début de la saison, les chiffres ne plaidaient pas en faveur de Zizou : avec...
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