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Actualités - Chronologies

Les Arabes tournent la page de l’intifada palestinienne

Les Arabes semblent avoir tourné la page de l’intifada en cautionnant l’appel de Yasser Arafat à l’arrêt des opérations armées contre Israël et en lui apportant leur soutien dans la bataille politique qui s’annonce avec l’État juif. Les chefs de la diplomatie des 22 membres de la Ligue arabe ont affirmé au cours de la réunion du Caire leur «soutien à la position de l’Autorité palestinienne, qui cherche une solution politique juste préconisant la création d’un État palestinien indépendant». Contrairement à toutes les réunions arabes depuis le début du soulèvement palestinien en septembre 2000, le communiqué publié au Caire ne mentionne pas une seule fois l’intifada. «Nous parlons aujourd’hui d’une autre étape devant mener à des pourparlers politiques», a dit M. Moussa pour justifier cette absence, avant d’adresser une sorte d’adieu à l’intifada. «Je saisis l’occasion pour saluer la résistance héroïque des Palestiniens sous l’occupation», a-t-il déclaré. Les participants à la réunion ont également apporté leur soutien au président palestinien face au Premier ministre israélien Ariel Sharon, sans toutefois aller jusqu’à préconiser une rupture des contacts avec lui, comme le proposaient les Palestiniens, ou une rupture des relations arabes avec Israël, comme suggéré par la Syrie. La réunion s’est contentée d’appeler à boycotter M. Sharon «tant qu’il ne verra pas dans Arafat un interlocuteur dans le processus de paix», selon le texte du communiqué. Selon un haut responsable arabe ayant participé à la réunion, l’Égypte et la Jordanie, les deux seuls pays arabes à avoir, avec la Mauritanie, des relations diplomatiques complètes avec Israël, se sont opposées à une rupture avec M. Sharon. «Tous les pays arabes sont désespérés de pouvoir parvenir à une solution politique avec Sharon, y compris l’Égypte et la Jordanie, mais ces deux pays ont affirmé qu’une telle rupture n’était pas dans l’intérêt même de l’Autorité palestinienne», a indiqué un diplomate arabe sous le couvert de l’anonymat. «Comment peut-on envoyer un avion jordanien transporter Yasser Arafat à l’étranger sans contacter les Israéliens pour arranger de tels déplacements ?», a fait valoir la délégation jordanienne, selon ce diplomate. Si le camp des modérés arabes l’a emporté, la Syrie, qui fait partie des ultras, a réussi à faire prévaloir son point de vue concernant la position à prendre vis-à-vis des mouvements palestiniens radicaux, a-t-il précisé. Alors que la délégation palestinienne souhaitait obtenir un soutien arabe sans faille aux mesures prises par Arafat contre ces mouvements, les ministres arabes ont estimé au contraire qu’un tel appui signifierait une dénonciation absolue et unanime des actes de résistance palestinienne, a-t-il indiqué. Ils ont ainsi appelé dans leur communiqué, comme l’avait proposé Damas, «le peuple palestinien, avec toutes ses factions et organisations, à renforcer l’unité nationale face aux grands dangers qui le menacent en raison des plans israéliens visant à ébranler cette unité», a expliqué ce diplomate. «La réunion de la Ligue arabe avait essentiellement pour but de soutenir Arafat face à Sharon. La modération a prévalu car les Arabes sont conscients qu’ils doivent gérer d’une manière rationnelle la crise à laquelle les Palestiniens sont confrontés en raison de la conjoncture internationale et de la campagne américaine contre le terrorisme», a estimé pour sa part un haut responsable arabe.
Les Arabes semblent avoir tourné la page de l’intifada en cautionnant l’appel de Yasser Arafat à l’arrêt des opérations armées contre Israël et en lui apportant leur soutien dans la bataille politique qui s’annonce avec l’État juif. Les chefs de la diplomatie des 22 membres de la Ligue arabe ont affirmé au cours de la réunion du Caire leur «soutien à la position de l’Autorité palestinienne, qui cherche une solution politique juste préconisant la création d’un État palestinien indépendant». Contrairement à toutes les réunions arabes depuis le début du soulèvement palestinien en septembre 2000, le communiqué publié au Caire ne mentionne pas une seule fois l’intifada. «Nous parlons aujourd’hui d’une autre étape devant mener à des pourparlers politiques», a dit M. Moussa pour justifier cette...