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Actualités - Chronologies

La nouvelle devise accueillie par une conjoncture mal en point

Globalement affectée par le ralentissement américain et les attentats du 11 septembre, l’économie de la zone euro aborde l’arrivée des pièces et des billets de la monnaie unique en piteux état et va devoir jongler dans les prochains mois entre récession des uns et maigre croissance des autres. Pourtant l’euro, qui existe depuis le 1er janvier 1999, a contribué à protéger les pays de sa zone de turbulences supplémentaires qu’auraient pu être, en cette période d’incertitude économique, des dévaluations des monnaies les plus fragiles, comme la lire italienne ou même le franc français. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance européenne en 2002 ne devrait pas dépasser +1,2 %, une prévision que les économistes privés ramènent à nettement moins de +1 %. Éclatement de la bulle des nouvelles technologies et des télécommunications, repli des marchés boursiers et poussée de l’inflation en 2000 avec la hausse des prix du pétrole brut et des produits alimentaires expliquent en grande partie cette dégradation de la conjoncture européenne. Puis la chute de l’économie américaine et les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington ont fini de miner le climat économique sur le Vieux Continent. Pire : au-delà de ces prévisions globales, les 12 économies qui constituent la zone euro arrivent au 1er janvier 2002 en ordre dispersé, compliquant davantage la mise en place de stratégies de relance économique. La première d’entre elle, l’Allemagne, contemple sa prochaine entrée en récession, sans que le gouvernement y puisse grand-chose, coincé entre des objectifs de maîtrise des dépenses et l’impossibilité d’augmenter les impôts pour ne pas nuire à la consommation. Selon les dernières prévisions du FMI, l’Allemagne, qui a accusé une croissance négative au troisième trimestre 2001, ne devrait pas enregistrer plus de 0,7 % de croissance en moyenne en 2002. Autre grande économie européenne, la France retient son souffle, bénéficiant encore d’une consommation solide, grâce à la baisse de l’inflation et d’un crédit peu cher, mais qui pourrait bientôt se tarir, les ménages commençant à perdre confiance face à la montée du chômage. Mais encore une fois, en raison de l’objectif d’équilibre budgétaire d’ici à 2004 prévu par le Pacte de stabilité, garde-fou imposé aux États membres dans le cadre de l’union monétaire, impossible pour le gouvernement français de dépenser davantage. Tout comme il se refuse à compenser sa perte de revenus fiscaux par une hausse des impôts, nuisible à la consommation. Quant aux pays plus petits, parvenus déjà à l’équilibre budgétaire, comme l’Irlande, la Finlande ou encore les Pays-Bas, ils souffrent d’une inflation un peu plus importante que dans le reste de la zone engendrée par une surchauffe l’année précédente. Ils pâtissent aussi du ralentissement de leurs exportations et d’une baisse conséquente des investissements de leurs entreprises. Seule consolation, la décrue de l’inflation, entamée depuis l’été, devrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages européens et donner une marge de manœuvre supplémentaire à la Banque centrale européenne (BCE) pour qu’elle baisse de nouveau ses taux d’intérêt. De plus, la prochaine arrivée des pièces et des billets en euros devrait aussi apporter un coup de pouce : «L’introduction historique des pièces et billets d’euros, au 1er janvier 2002, va renforcer l’intégration européenne et soutenir le processus de réformes structurelles», jugé nécessaire pour doper la croissance, estime ainsi le FMI.
Globalement affectée par le ralentissement américain et les attentats du 11 septembre, l’économie de la zone euro aborde l’arrivée des pièces et des billets de la monnaie unique en piteux état et va devoir jongler dans les prochains mois entre récession des uns et maigre croissance des autres. Pourtant l’euro, qui existe depuis le 1er janvier 1999, a contribué à protéger les pays de sa zone de turbulences supplémentaires qu’auraient pu être, en cette période d’incertitude économique, des dévaluations des monnaies les plus fragiles, comme la lire italienne ou même le franc français. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance européenne en 2002 ne devrait pas dépasser +1,2 %, une prévision que les économistes privés ramènent à nettement moins de +1 %. Éclatement de la bulle des nouvelles...