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Actualités - Chronologies

Une organisation en déroute qui menace toujours les États-Unis

La capacité d’el-Qaëda de perpétrer des attentats terroristes contre les États-Unis demeure intacte, en dépit de la débâcle de l’organisation d’Oussama Ben Laden en Afghanistan, mettent en garde des experts américains. Les dirigeants américains ont acquis ces derniers jours la conviction que le réseau terroriste, soupçonné d’être à l’origine des attentats du 11 septembre, vivait ses derniers instants, bien que son chef, Ben Laden, reste introuvable. Mais, estiment des spécialistes américains, la localisation voire la capture mort ou vif du chef d’el-Qaëda pourrait presque être accessoire. Une vidéocassette diffusée jeudi par le Pentagone a en effet démontré que Ben Laden n’avait été mis au courant des attentats que le jeudi précédant les attaques lancées le mardi 11 septembre contre New York et le Pentagone, près de Washington, laissant ainsi entendre qu’il existait une certaine indépendance des cellules terroristes en place. «Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers», affirme Martha Kessler, qui fut pendant 30 ans agent de la CIA, le renseignement américain, spécialisée dans le Proche-Orient et l’Asie du Sud. Selon elle, les autorités, qui maintiennent l’état d’alerte général sur tout le pays et autour des représentations américaines dans le monde, continuent de craindre l’activation surprise de cellules dormantes aux États-Unis ou en Europe. « Des cellules très indépendantes » «Le fait qu’el-Qaëda soit en déroute ne veut pas dire que ces cellules ne peuvent opérer contre les États-Unis, car ces cellules fonctionnent de façon très indépendante», estime Mme Kessler. Le financement de ces cellules, que l’on pourrait croire compromis en raison des mesures prises dans le monde contre les comptes bancaires du milliardaire d’origine séoudienne, ne serait pas un obstacle. «Certaines de ces cellules pourraient déjà disposer des ressources nécessaires pour lancer de nouvelles attaques terroristes contre les États-Unis», poursuit-elle. Les experts sont cependant convaincus que la capacité du réseau de produire de nouvelles cellules terroristes, de recruter de nouveaux membres dans le monde et de les entraîner a été sérieusement compromise. «Mais la menace est toujours là», considère le professeur Ian Lustick, spécialiste du terrorisme proche-oriental à l’université de Pennsylvanie (est). «Il nous faut prendre en considération que d’autres cellules sont encore en activité», ajoute l’universitaire en reconnaissant : «Nous n’en connaissons pas le nombre, nous ne savons pas où elles se trouvent et nous ignorons leurs plans». Il est cependant possible, considèrent les spécialistes, que des attentats de l’ampleur de ceux du 11 septembre ne puissent être réitérés sans une direction et un financement adéquats. «Peut-être ne devons-nous pas craindre ce type d’attaque. Mais beaucoup de scénarios sont encore envisageables», fait valoir le professeur Lustick. Autre facteur important que les autorités américaines pourraient avoir à prendre en considération : l’aura dont jouit désormais Ben Laden dans certaines franges du monde islamique. Pour Ahmed Dean, qui dirige un groupe de réflexion d’intellectuels musulmans créé en 1993, le Minaret of Freedom Institute, basé en Virginie, «Ben Laden sert déjà de modèle d’inspiration pour d’autres terroristes qui pourraient tenter de mettre en place de nouveaux réseaux terroristes, dans d’autres pays que l’Afghanistan».
La capacité d’el-Qaëda de perpétrer des attentats terroristes contre les États-Unis demeure intacte, en dépit de la débâcle de l’organisation d’Oussama Ben Laden en Afghanistan, mettent en garde des experts américains. Les dirigeants américains ont acquis ces derniers jours la conviction que le réseau terroriste, soupçonné d’être à l’origine des attentats du 11 septembre, vivait ses derniers instants, bien que son chef, Ben Laden, reste introuvable. Mais, estiment des spécialistes américains, la localisation voire la capture mort ou vif du chef d’el-Qaëda pourrait presque être accessoire. Une vidéocassette diffusée jeudi par le Pentagone a en effet démontré que Ben Laden n’avait été mis au courant des attentats que le jeudi précédant les attaques lancées le mardi 11 septembre contre New York et le...