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Actualités - REPORTAGES

Technologie numérique vs technologie analogique

Le monde des images est en pleine expansion. De nouveaux types de média visuel voient le jour, et l’orientation vers la technologie numérique s’accélère. Les technologies numériques, généralement désignées par l’expression «nouvelles technologies», suscitent deux types de fictions prémonitoires aux idéologies diamétralement opposées: d’une part des anticipations résolument «optimistes», utopistes même; d’autre part des anticipations pessimistes prévoyant le futur de l’humanité sous forme d’une société à deux niveaux antagonistes: une humanité surinformée, bien équipée et dominatrice, une humanité sous informée, dominée et, de là, dépassée par la technologie... Mais nul ne sait vraiment ce dont demain sera fait. «La technologie numérique est de bon augure. Toutefois, les chaînes télévisées doivent être tridimensionnelles, ce qui n’est pas encore le cas au Liban. L’adaptation à l’émission télévisée numérique prendra du temps», estime Viken Kassabian, PDG de Unilec. Revenons un peu à l’histoire Jusqu’aux années 1970, toute la technologie de l’enregistrement a pour fondement la création, sur un disque ou un ruban d’un signal analogique des ondes sonores originales. En dépit de nombreuses améliorations progressives, il devient de plus en plus difficile et coûteux de réduire davantage les bruits parasites et la distorsion. Aussi, les chercheurs se mettent-ils à expérimenter les techniques numériques exploitées en tout premier lieu par les industries de l’informatique et des télécommunications. La numérisation d’un signal électrique audio commande de capter une onde plusieurs milliers de fois par seconde, de mesurer l’amplitude de chaque onde et d’y affecter une valeur binaire à partir d’un nombre limité de telles valeurs. L’enregistrement sur ruban qui s’ensuit consiste en une série codée de signaux de marche ou d’arrêt, dénommés «bits». Contrairement à l’enregistrement analogique, sur lequel les bruits et les distorsions ont tendance à s’accumuler à chaque étape d’enregistrement et de production, l’enregistrement numérique permet de recréer clairement le signal tant que les valeurs binaires simples restent reconnaissables. De plus, on peut effectuer électroniquement d’infimes modifications, en changeant la valeur de certains bits individuels. La démonstration du premier magnétophone numérique a lieu en 1967 au Japon, et les premiers enregistrements numériques sont lancés en 1972. Le premier enregistreur audionumérique commercialisé est le modèle PCM-1 de Sony. Lancé en 1977, le PCM-1 convertit un signal d’entrée analogique en signal numérique, qui est alors enregistré sur une vidéocassette standard, dans un magnétoscope ordinaire. Bien que cet enregistreur soit destiné au marché des audiophiles, ce sont d’abord les petits studios professionnels et semi-professionnels qui les achètent. Les appareils d’enregistrement numérique continuent d’évoluer, qu’il s’agisse des enregistreurs à bande multiple numériques, des disques d’enregistrement ou des logiciels permettant leur montage ou leur manipulation dans des postes de travail dotés d’ordinateurs. Vartan Mekhdjian, responsable du marketing chez Tutunjian Corporation SA, indique que «la technologie change à une vitesse vertigineuse. À peine nous habituons-nous à l’idée d’une carte dont la capacité de mémoire est de 64 MG, qu’une nouvelle capacité de 512 MG est déjà possible». En quoi la technologie numérique diffère-t-elle de la technologie conventionnelle? C’est le mode de traitement du signal entre ces deux composants qui changee. La technologie analogique est basée sur un ensemble de composants électroniques chargés du filtrage et de l’amplification du son. Dans un appareil numérique, le signal capté par le microphone est tout d’abord «numérisé», c’est-à-dire converti en une série de nombres. Ces nombres sont alors lus et traités par un microprocesseur («cerveau électronique»). Le microprocesseur est capable de filtrer et d’amplifier, avec une meilleure qualité sonore que l’analogique. Utilité du caméscope numérique Couplé à un ordinateur ou à un magnétoscope performant, l’enregistrement peut permettre un montage des plus faciles pour que les souvenirs de vacances deviennent un vrai spectacle. Le caméscope est peu à peu devenu un outil de loisir au même titre que l’appareil photo, il y a déjà 20 ans. Le choix d’un caméscope ne se limite pas à son format. La simplicité d’utilisation, la miniaturisation et la créativité de son utilisateur sont les critères pour faire un bon achat. Voici des caractéristiques à ne pas négliger lors de l’achat d’un caméscope: – Définition ou résolution: elle se définit en nombre de pixels. La finesse de la qualité de l’image dépend de ce nombre de pixels. À l’heure du numérique, il convient de choisir une bonne définition (supérieure à 400000 pixels) afin d’assurer le meilleur confort de visionnage. – Écran LCD de contrôle: l’afficheur à cristaux liquides possède différents formats selon les caméscopes. Il sert très souvent pour l’enregistrement mais permet aussi un contrôle des dernières prises de vue. Il est préférable, selon les spécialistes, d’opter pour un écran supérieur à 2 pouces avec une bonne résolution pour une bonne visibilité, même avec beaucoup de lumière. Il est de coutume de répartir les caméscopes en 3 gammes: – Les caméscopes d’épaule, assez encombrants, offrent une excellente stabilité naturelle et, souvent, des performances supérieures. Ce sont les modèles préférés des professionnels. Hélas, ils ne passent pas inaperçus et le comportement des personnes filmées devient alors vite artificiel. – Les caméscopes de poing sont compacts, se tiennent d’une seule main et doivent obligatoirement intégrer un stabilisateur. – Les caméscopes de paume sont encore plus petits. On les appelle «crayon vidéo» tant ils sont pratiques. Leur volume réduit oblige à des sacrifices sur l’optique et le capteur.

Le monde des images est en pleine expansion. De nouveaux types de média visuel voient le jour, et l’orientation vers la technologie numérique s’accélère. Les technologies numériques, généralement désignées par l’expression «nouvelles technologies», suscitent deux types de fictions prémonitoires aux idéologies diamétralement opposées: d’une part des anticipations...