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Actualités - Chronologies

Les Arabes en appellent - aux Nations unies

Confrontés à la décision israélienne de mettre «hors jeu» le président palestinien Yasser Arafat, les pays arabes ont choisi jeudi d’en appeler aux Nations unies après une série de consultations. «Il a été convenu, après une série de contacts téléphoniques avec la majorité des ministres des Affaires étrangères arabes et le président palestinien Yasser Arafat (...), de demander la convocation le plus tôt possible d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu», a déclaré le chef de la Ligue arabe Amr Moussa. Une réunion urgente du Conseil de sécurité est «la manière idéale de traiter la situation dangereuse dans les territoires occupés», a déclaré M. Moussa à la presse, semblant écarter la convocation dans l’immédiat d’une rencontre arabe. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a annoncé hier des contacts pour une rencontre arabe dans les prochaines 48 heures, ajoutant qu’une telle réunion serait appelée à prendre des «mesures immédiates», sans les préciser. Mais aucune décision n’a encore été annoncée sur la date exacte d’une telle réunion, son lieu ou son niveau. Une réunion de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) lundi dernier à Doha s’est achevée sur des appels à l’aide à l’Administration américaine, sans mesures concrètes de soutien aux Palestiniens. L’Égypte, avec l’Arabie séoudite et la Jordanie souhaitent depuis plusieurs mois une diminution de la violence pour favoriser une reprise du dialogue israélo-palestinien, selon des diplomates arabes. Ces pays estiment aujourd’hui que le gouvernement israélien d’Ariel Sharon sabote leurs efforts et ne cherche qu’à en finir avec Yasser Arafat. M. Maher a ainsi accusé Israël de chercher délibérément à affaiblir Arafat pour qu’il ne soit plus capable d’arrêter la violence. «Ils l’affaiblissent et ensuite ils lui demandent des actes que seul peut entreprendre un dirigeant fort», a-t-il insisté, estimant que «cette contradiction (...) traduit une mauvaise volonté, ou plutôt une volonté de faire achopper les efforts de paix». Face à la détérioration de la situation au Proche-Orient, les pays arabes disposent d’une marge de manœuvre très réduite, en particulier depuis les attentats du 11 septembre, estime Emad Gad, chercheur au Centre d’études politiques et stratégiques d’al-Ahram. «D’une part, Sharon a réussi à obtenir l’appui des États-Unis et ensuite de l’Union européenne à sa politique de pressions maximales sur Arafat, qui se trouve ainsi isolé sur la scène internationale», dit-il. «D’autre part, les deux pays qui constituent le pivot du monde arabe, à savoir l’Égypte et l’Arabie séoudite, sont dans une situation délicate depuis le 11 septembre», ajoute-t-il. «Confrontée à des difficultés économiques, l’Égypte a besoin du soutien américain, alors que l’Arabie séoudite, accusée de ne pas soutenir à fond la lutte antiterroriste, est sous pression américaine constante depuis le 11 septembre», fait-il valoir.
Confrontés à la décision israélienne de mettre «hors jeu» le président palestinien Yasser Arafat, les pays arabes ont choisi jeudi d’en appeler aux Nations unies après une série de consultations. «Il a été convenu, après une série de contacts téléphoniques avec la majorité des ministres des Affaires étrangères arabes et le président palestinien Yasser Arafat (...), de demander la convocation le plus tôt possible d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu», a déclaré le chef de la Ligue arabe Amr Moussa. Une réunion urgente du Conseil de sécurité est «la manière idéale de traiter la situation dangereuse dans les territoires occupés», a déclaré M. Moussa à la presse, semblant écarter la convocation dans l’immédiat d’une rencontre arabe. Le ministre égyptien des Affaires étrangères...