Un mauvais souvenir pour les soldats d’élite américains
le 14 décembre 2001 à 00h00
Les écrans de télévision du monde entier montrant les corps de quatre soldats des forces spéciales américaines traînés dans la poussière par des véhicules, en octobre 1993, vont peser lourd, alors que la Somalie paraît de plus en plus être dans le collimateur de Washington. La campagne d’Afghanistan s’achevant, la question est sur toutes les lèvres : la Somalie sera-t-elle la prochaine cible ? Le 3 octobre 1993, sous le couvert d’une opération militaro-humanitaire de l’Onu, l’armée américaine a connu l’un de ses fiasco les plus retentissants : elle a perdu 18 membres de ses forces spéciales, notamment des fameux Rangers, en tentant de kidnapper, à Mogadiscio, un chef de guerre somalien, Mohamed Farah Aïdid, et ses lieutenants. En retour, plus de 24 heures de tirs nourris entre miliciens locaux et soldats américains ont fait, selon les chefs de guerre et des habitants de la capitale somalienne, entre 300 et 500 morts somaliens, pour la plupart civils. L’échec de cette opération commando, mal préparée selon plusieurs experts et livres publiés depuis, a infléchi durablement la stratégie des interventions américaines à l’étranger, notamment en Bosnie, Washington rechignant à envoyer ses «Boys» sur le terrain. Les Rangers avaient glissé, le long de filins, hors de nombreux Black Hawks le 3 octobre 1993. Aujourd’hui, les avis sont partagés sur d’éventuelles frappes en Somalie, justement à cause de ce fiasco. Les Somaliens, mais aussi des responsables humanitaires ou des diplomates interrogés à Nairobi, évoquent à la fois le désir de revanche des Américains et leur peur de rééditer cet échec sanglant, face à des milices surarmées et entraînées au combat, ce qui expliquerait, selon eux, qu’ils se contentent de frappes aériennes.
Les écrans de télévision du monde entier montrant les corps de quatre soldats des forces spéciales américaines traînés dans la poussière par des véhicules, en octobre 1993, vont peser lourd, alors que la Somalie paraît de plus en plus être dans le collimateur de Washington. La campagne d’Afghanistan s’achevant, la question est sur toutes les lèvres : la Somalie sera-t-elle la prochaine cible ? Le 3 octobre 1993, sous le couvert d’une opération militaro-humanitaire de l’Onu, l’armée américaine a connu l’un de ses fiasco les plus retentissants : elle a perdu 18 membres de ses forces spéciales, notamment des fameux Rangers, en tentant de kidnapper, à Mogadiscio, un chef de guerre somalien, Mohamed Farah Aïdid, et ses lieutenants. En retour, plus de 24 heures de tirs nourris entre miliciens locaux et soldats...
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