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Actualités - Chronologies

Ben Laden est-il bien - à la tête d’el-Qaëda ?

Le ministre séoudien de l’Intérieur, le prince Nayef, a émis des doutes quant au rôle dirigeant d’Oussama Ben Laden au sein d’el-Qaëda, le réseau islamiste soupçonné d’avoir commandité les attentats antiaméricains du 11 septembre. «Aux yeux des médias, il est au sommet de la pyramide (el-Qaëda) mais personnellement, je ne pense pas en mon for intérieur qu’il soit à la tête de cette pyramide», déclare le ministre dans un entretien au New York Times publié lundi. Prié de dire ce qui se passerait en cas d’arrestation ou de mort de Ben Laden par les forces américaines ou afghanes, le prince répond : «Je ne pense pas que ce serait la fin d’el-Qaëda» . Le ministre de l’Intérieur, qui a refusé de révéler qui est, selon lui, à la tête du réseau islamiste accusé de financer le terrorisme international, est le premier responsable séoudien à jeter le doute sur le rôle dirigeant d’Oussama Ben Laden. Mais le New York Times admet qu’en privé, certains dirigeants du royaume wahhabite, embarrassés de la nationalité d’origine du suspect n°1 des Américains, ont déjà tenu des propos similaires. Enfin, le ministre de l’Intérieur pense que même si Ben Laden avait été appréhendé il y a plusieurs années, les attentats-suicide du 11 septembre auraient quand même eu lieu. «Je pense que cela se serait passé sans lui. Nous ne disons pas que Ben Laden est innocent mais ces événements se seraient tout de même produits. Son arrestation n’aurait rien changé à l’affaire», a-t-il ajouté sans plus de précision.
Le ministre séoudien de l’Intérieur, le prince Nayef, a émis des doutes quant au rôle dirigeant d’Oussama Ben Laden au sein d’el-Qaëda, le réseau islamiste soupçonné d’avoir commandité les attentats antiaméricains du 11 septembre. «Aux yeux des médias, il est au sommet de la pyramide (el-Qaëda) mais personnellement, je ne pense pas en mon for intérieur qu’il soit à la tête de cette pyramide», déclare le ministre dans un entretien au New York Times publié lundi. Prié de dire ce qui se passerait en cas d’arrestation ou de mort de Ben Laden par les forces américaines ou afghanes, le prince répond : «Je ne pense pas que ce serait la fin d’el-Qaëda» . Le ministre de l’Intérieur, qui a refusé de révéler qui est, selon lui, à la tête du réseau islamiste accusé de financer le terrorisme...