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Actualités - Chronologies

Les films à la télé - La pénurie continue, en attendant !

En attendant Noël, où nous allons certainement retrouver tous ces films de circonstance, souvent dénués de tout intérêt, il ne nous reste qu’à nous contenter du peu qui nous est proposé. Trois films cette semaine, dont deux sur une chaîne satellitaire. C’est tout ! Et comme de surcroît, il ne s’agit pas de nouveautés. Il y a des chances que vous ne vous y attardiez pas. Pourtant «Cliffhanger» est un des meilleurs films d’action de Stallone, avec un rôle très physique. «The Champ» est un mélodrame qui fera verser des larmes aux plus sensibles d’entre vous. Et, enfin, «Gigi» est un des chefs-d’œuvre du film musical. C’est tout ! Retour de Stallone avec Cliffhanger au film d’action pur et dur, après quelques essais pour le moins hasardeux dans la comédie. Sous la conduite experte de Renny Harlin qui s’est, lui aussi, imposé dans le genre avec l’explosif Die Hard. Sly nous entraîne sur les cimes des Dolomites (mais le film est situé aux États-Unis). Alpiniste chevronné, il se retrouve face à de dangereux terroristes (conduits par l’inquiétant John Lithgow). Ceux-ci, auteurs d’un hold-up aérien aussi mouvementé qu’imaginatif, sont à la recherhe de plusieurs valises bourrées de dollars tombées dans des endroits inaccessibles après le crash de leur avion. Ils tiennent, en plus, en otage un autre guide qui, sous peine de mort, doit les aider dans leur entreprise. Ils sont aussi puissamment armés et déterminés, mais Stallone connaît la montagne comme sa poche ! On devine la suite, elle sera particulièrement haletante et originale, offrant à Stallone un rôle physiquement difficile qui l’a amené à une totale remise en forme ! Diffusion lundi à 21h30 sur LBCI La carrière américaine de Franco Zeffirelli est pour le moins discutable, et The Champ a plus de détracteurs que d’admirateurs. Ancien champion de boxe, Billy Flynn gagne sa vie en s’occupant de chevaux. Il surveille l’éducation de son fils, T.J., qui lui voue une admiration sans limite et espère qu’un jour, renonçant au jeu et à la boisson, il remontera victorieusement sur le ring. De son côté, Annie, la mère de T.J., s’est remariée et souhaite reprendre son fils auprès d’elle... Fallait-il absolument refaire Le champion, que mit en scène, en 1931, King Vidor, avec Wallace Beery et Jackie Cooper, et qui demeure dans toutes les mémoires comme étant l’un des classiques du mélodrame hollywoodien ? Franco Zeffirelli n’a reculé devant rien pour assurer la réussite de ce remake, aussi soigné qu’élégant. Débarrassé des fioritures qui alourdissaient La mégère apprivoisée et Roméo et Juliette, le réalisateur se révèle un excellent directeur d’acteurs – même s’il est difficile de croire au couple formé par Jon Voight et Faye Dunaway, que tout semble visiblement opposer – et les amateurs de mélodrames ne seront pas déçus par la composition du premier. Mais ces indéniables qualités, qu’il faut porter à l’actif du film, n’empêchent pas de regretter l’œuvre de King Vidor et l’interprétation de Wallace Beery. Souvent attachant et sensible, ce nouveau «Champion» n’est, malgré tout, que l’ombre de l’original... Diffusion jeudi à 10h30 et 22h30 sur Zen TV Avec Gigi, inspiré du roman de Colette, Vincente Minnelli a signé un des chefs-d’œuvre du film musical. Dès la première scène du film, une éblouissante reconstitution du Bois de Boulogne au début du siècle, avec Maurice Chevalier chantant Thank Heaven For Little Girls, il est évident que Gigi sera une somptueuse évocation artistique. Sans jamais être étouffé par le style précieux de Cecil Beaton, Vincente Minnelli réussit – contrairement à George Cukor dans My Fair Lady – à établir une harmonieuse osmose entre les idées de Beaton et ses thèmes les plus chers. Plus que jamais, les héros de Minnelli vont donc vivre à mi-chemin entre le rêve et la réalité. La scène où Leslie Caron chante Say A Prayer For Me Tonight, l’errance nocturne de Louis Jourdan à travers Paris, qui devient un véritable parcours initiatique, et la recréation de l’atmosphère de Maxim’s témoignent du génie de Minnelli. Parallèlement à l’éveil amoureux de Gigi, Minnelli révèle au spectateur un Paris surprenant. Alors qu’Un Américain à Paris, en dehors de l’admirable ballet final, baignait trop souvent en pleine convention, Gigi est pour Minnelli l’occasion de retrouver et de peindre une ville pour laquelle il n’a jamais caché sa passion. Tour à tour gamine mutine et vedette du Tout-Paris de l’époque, Leslie Caron est constamment merveilleuse. Comme souvent chez Minnelli, le luxe cache mal et révèle bientôt la véritable nature de ses personnages, insatisfaits et épris d’un univers de rêve. Brillante comédie musicale, Gigi est en même temps un authentique film d’auteur. Diffusion vendredi à 10h30 et 22h30 sur Zen TV
En attendant Noël, où nous allons certainement retrouver tous ces films de circonstance, souvent dénués de tout intérêt, il ne nous reste qu’à nous contenter du peu qui nous est proposé. Trois films cette semaine, dont deux sur une chaîne satellitaire. C’est tout ! Et comme de surcroît, il ne s’agit pas de nouveautés. Il y a des chances que vous ne vous y attardiez pas. Pourtant «Cliffhanger» est un des meilleurs films d’action de Stallone, avec un rôle très physique. «The Champ» est un mélodrame qui fera verser des larmes aux plus sensibles d’entre vous. Et, enfin, «Gigi» est un des chefs-d’œuvre du film musical. C’est tout ! Retour de Stallone avec Cliffhanger au film d’action pur et dur, après quelques essais pour le moins hasardeux dans la comédie. Sous la conduite experte de Renny Harlin qui...