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Actualités - Chronologies

Nette contraction de l’activité à Beyrouth

Passant outre les controverses autour de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui a été finalement approuvée par la Chambre des députés, mercredi dernier, les opérateurs sur le marché des changes de Beyrouth ont été plus ou moins soulagés cette semaine par cette mesure qui est censée étoffer les recettes du Trésor dès l’année prochaine. Cela d’autant que les autorités politiques et financières ont réaffirmé leur ferme détermination à juguler les dépenses publiques aussi afin de maîtriser le déficit budgétaire, condition sine qua non pour la réduction de la dette publique. Pourtant, ce développement a été contrebalancé cette semaine par le retard apporté à la signature de l’accord d’association entre l’Union européenne et le Liban dont la cérémonie devait avoir lieu lundi dernier à Bruxelles, selon une déclaration faite à ce sujet par le président de la Commission européenne Romano Prodi, lors de sa visite à Beyrouth le 19 novembre. Le retard dans la signature de cet accord, dont la conclusion est devenue tributaire de l’engagement du Liban à participer à la lutte antiterroriste conformément aux critères définis par l’Union européenne pourrait renvoyer aux calendes grecques la réunion des pays donateurs «Paris 2» destinée à remédier au problème de l’endettement public libanais dont le niveau alarmant dépasse tous les moyens dont dispose le gouvernement. Dans ces conditions, nombre d’opérateurs ont estimé tout simplement devoir rester sur la défensive pendant cette période qui coïncide d’ailleurs avec la clôture des comptes de fin d’année, optant ainsi pour le «wait and see». En effet, l’offre du dollar s’est nettement contractée sans que ce phénomène ne donne naissance à un quelconque développement de la demande en cette monnaie à des fins non commerciales. Cela étant, et eu égard au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être invariablement fixé, de lundi à vendredi, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux ans et trois mois. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, il devait être négocié dans les transactions interbancaires à des cours supérieurs à ce taux et tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL. Il a, en effet, fluctué très étroitement dans une marge comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL tous les jours. Toutefois, en raison de la réticence aussi bien de l’offre et de la demande, le volume des échanges s’est davantage ralenti cette semaine pour ne dépasser au total quelque trente millions de dollars, presque entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché équilibré de lui-même.
Passant outre les controverses autour de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui a été finalement approuvée par la Chambre des députés, mercredi dernier, les opérateurs sur le marché des changes de Beyrouth ont été plus ou moins soulagés cette semaine par cette mesure qui est censée étoffer les recettes du Trésor dès l’année prochaine. Cela d’autant que les autorités politiques et financières ont réaffirmé leur ferme détermination à juguler les dépenses publiques aussi afin de maîtriser le déficit budgétaire, condition sine qua non pour la réduction de la dette publique. Pourtant, ce développement a été contrebalancé cette semaine par le retard apporté à la signature de l’accord d’association entre l’Union européenne et le Liban dont la cérémonie devait avoir lieu lundi dernier à Bruxelles,...