Arsène Wenger répétait depuis longtemps qu’il allait prolonger son bail avec Arsenal, mais n’avait jamais trouvé le temps de signer son nouveau contrat avec le club de football anglais, provoquant toutes sortes de bruits et de rumeurs dans la presse britannique. Comme par hasard, Wenger a enfin signé après une victoire de prestige contre la Juventus Turin (3-1), mardi en Ligue des champions. Il sera jusqu’en 2005 aux commandes du club londonien et cette annonce intervient à quelques jours d’une autre décision très importante pour l’avenir du club, le permis de construire de son nouveau stade. «Ce groupe de joueurs, que je respecte et que j’admire, peut amener Arsenal au sommet du football européen et mondial. Le conseil d’administration m’a montré qu’il avait ce genre d’ambition», a expliqué Wenger hier, au centre d’entraînement ultramoderne de Colney, au nord de Londres. L’ambition, c’est l’un des maîtres mots de Wenger, 52 ans, depuis son arrivée à Arsenal à l’automne 1996, en provenance du Japon. Dès la saison suivante, au printemps 1998, il devenait le premier entraîneur étranger à remporter le titre de champion d’Angleterre, grâce à un retentissant doublé Coupe-championnat, au nez et à la barbe de Manchester United. « Toute la liberté nécessaire » L’autre grande qualité de Wenger, c’est la patience. Le technicien alsacien, aux commandes de l’AS Monaco pendant sept ans, a toujours insisté sur le besoin d’investir à long terme, autant que sur la qualité du travail bien fait. Il lui a fallu plusieurs mois pour signer son nouveau contrat, mais on peut être sûr qu’il ne reviendra plus sur cette décision. «Je n’ai pas de clause de sortie, car je n’en propose pas à mes joueurs. Soit on fait partie du projet, soit on est en dehors. Je suis définitivement dedans. Vous allez encore devoir me supporter quelques années», a plaisanté Wenger, très apprécié par les journalistes locaux pour son humour, mais aussi pour le temps qu’il leur consacre chaque semaine. «Je me lève chaque matin en ayant envie d’aller travailler, et c’est très important. J’ai ici toute la liberté nécessaire pour atteindre mes objectifs. Le futur stade fait partie intégrante de l’ambition d’Arsenal. Cette annonce est aussi destinée à montrer aux autorités locales qu’il y a de la stabilité dans ce club», a ajouté Wenger. Le conseil municipal d’Islington doit décider lundi soir si Arsenal pourra construire un nouveau stade ultramoderne de 60 000 places, pour remplacer les 37 000 places du vénérable Highbury, et répondre à la demande des «70 000 à 80 000 supporteurs qui souhaitent voir jouer Arsenal chaque semaine», selon Wenger. Un grand stade, c’est un atout indispensable, selon le Français, pour lutter à armes égales avec les très grands clubs européens. Si tout se passe bien lundi soir, il sera inauguré avant 2005, le terme de son nouveau contrat. Pour avoir enfin les moyens de ses ambitions, Wenger va devoir encore faire preuve d’un peu de patience.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Arsène Wenger répétait depuis longtemps qu’il allait prolonger son bail avec Arsenal, mais n’avait jamais trouvé le temps de signer son nouveau contrat avec le club de football anglais, provoquant toutes sortes de bruits et de rumeurs dans la presse britannique. Comme par hasard, Wenger a enfin signé après une victoire de prestige contre la Juventus Turin (3-1), mardi en Ligue des champions. Il sera jusqu’en 2005 aux commandes du club londonien et cette annonce intervient à quelques jours d’une autre décision très importante pour l’avenir du club, le permis de construire de son nouveau stade. «Ce groupe de joueurs, que je respecte et que j’admire, peut amener Arsenal au sommet du football européen et mondial. Le conseil d’administration m’a montré qu’il avait ce genre d’ambition», a expliqué Wenger hier,...