Battu lourdement (4-1) il y a deux semaines, Lyon doit aller droit au but face à Bruges ce soir s’il veut espérer se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe de l’UEFA. L’histoire ne donne cependant guère d’espoirs aux Lyonnais de remonter un aussi lourd handicap : de toute leur saga européenne (89 rencontres), jamais ils ne sont qualifiés après avoir perdu le match aller à l’extérieur. De plus, sur 56 précédents sur les vingt dernières années, les statistiques annoncent 7 % de chances de se qualifier après une défaite 4 à 1 à l’aller. Malgré ces données contraires, personne ne baisse les bras. Surtout pas l’ex-Brugeois aujourd’hui rhodanien, Éric Deflandre. Le scénario du premier match au Jan Breydel Stadion lui laisse encore un goût amer. «Cette rencontre a été une totale débâcle, se souvient l’arrière de l’OL. Au niveau collectif, nous avons un peu “foiré” comme on dit. C’est assez difficile pour moi, je l’avoue». Et le défenseur de l’équipe nationale belge de lancer ce défi : «C’est à nous de leur faire payer ce qu’ils nous ont fait là-bas. Je suis très concentré dans cette optique et arracher la qualification, ce serait un beau cadeau pour moi». «Pourquoi pas ?» répondent en chœur les Lyonnais. Éric Carrière est le premier à entonner ce refrain. «Il faudra être conquérants, explique le meneur des Gônes. Nous avons trois buts à marquer à une équipe de Bruges qui nous a surpris à l’aller. Je pense que c’est possible». «S’il y a 7 % de chances, cela veut dire qu’il y a des chances, constate logiquement le Suisse Patrick Müller. On ne fera quelque chose que si tout le monde y croit». « En convalescence » Christophe Delmotte continue sur le même tempo. «C’est un gros challenge à relever. Cela me rappelle le match de Bologne en quarts de finale de la Coupe de l’UEFA où nous avions aussi trois buts à remonter. Il faudra utiliser le même état d’esprit, en espérant que cela se termine mieux». En mars 1999, l’OL avait en effet échoué de peu : menant rapidement 2 à 0, les Lyonnais n’avaient pas réussi à inscrire un autre but pour aller en prolongation face à des Italiens qui avaient fait l’essentiel à l’aller. «Il conviendrait de vite marquer en première période. Cela nous permettrait en deuxième mi-temps d’évoluer un peu plus sereinement et de presser pour obtenir ce que l’on veut : c’est-à-dire la qualification», prévient Delmotte. «Nous avons une revanche à prendre contre nous-mêmes. Il faut laver l’affront de l’aller». À la lecture d’autres statistiques, l’OL est capable de renverser la vapeur. Il lui faut marquer trois buts sans en encaisser. Trois : c’est justement le nombre de buts marqués en moyenne au stade de Gerland depuis le début de la saison en championnat. «Nous sommes capables de marquer des buts, nous l’avons montré, insiste Christophe Delmotte. Il va falloir prendre des risques». Lyon sait marquer, notamment quand son duo de meneurs, Éric Carrière et Juninho, est à la baguette. Mais Lyon peut aussi oublier sa rigueur défensive. Le match de Bruges (4-1) puis, plus inquiétant, celui de Montpellier, six jours plus tard en championnat (3-0) l’ont montré. «Mais nous sommes en convalescence», coupe Christophe Delmotte.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Battu lourdement (4-1) il y a deux semaines, Lyon doit aller droit au but face à Bruges ce soir s’il veut espérer se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe de l’UEFA. L’histoire ne donne cependant guère d’espoirs aux Lyonnais de remonter un aussi lourd handicap : de toute leur saga européenne (89 rencontres), jamais ils ne sont qualifiés après avoir perdu le match aller à l’extérieur. De plus, sur 56 précédents sur les vingt dernières années, les statistiques annoncent 7 % de chances de se qualifier après une défaite 4 à 1 à l’aller. Malgré ces données contraires, personne ne baisse les bras. Surtout pas l’ex-Brugeois aujourd’hui rhodanien, Éric Deflandre. Le scénario du premier match au Jan Breydel Stadion lui laisse encore un goût amer. «Cette rencontre a été une totale débâcle, se...